mercredi 5 juin 2024

Topographie dans les amonts du Méandre des Avalanches le 1/06/2024


CR de Mickael Mougel

Topo de Bruno Hugon et Pierre Valton


Samedi 1er Juin, Il faisait beau.
Bonne Idées pour aller tout terre, car on  commençait à en avoir marre de tout ce soleil .
Rdv donné à 14h à Chamfromier avec Pierre et Bruno Hugon...Clément nous rejoindra plus tard car il vient de finir de travailler. 
Le but de cette sortie est de cartographier une branche du méandre des avalanches qui part à gauche juste avant la cathédrale. 
Pierre m' annonce que je n' aurais rien de spécial à faire mais que je pourrais vadrouiller à ma guise dans la grotte.
Entrée sous terre à 14h55 . 
A 14h20 je suis déjà trempé de sueur en essayant de suivre les serpents, Bruno et  Pierrot  dans le méandre. c'est vraiment étroit de truc et ca glisse, ça glisse. 
Clément a beaucoup amélioré les choses en faisant péter les étroitures et en ajoutant quelques marches de ci delà ... ça aide vraiment ... mais ce n'est pas encore une autoroute....  ou si ... mais pour des souris !

Arrivé à l' embranchement à proprement dit la cartographie commence... Pierre Au disto X et Bruno en Scrib et dessinateur de grotte .

Intéressant la carto ! En gros le disto x nous permet de dessiner des segments en 3 d 
à l' aide d' une boussole et d'un inclinomètre intégré ... Un outil magique ce truc !
Nous progressons petit à petit mais finalement assez vite ! Bruno est très rapide pour enlever ses gants, prendre les noter les cotes , dessiner la grotte ranger le calepin , progresser , enlever les gants ,prendre les noter les cotes , dessiner la grotte ranger le calepin , progresser , enlever les gants ,prendre les noter les cotes , dessiner la grotte ranger le calepin , progresser , enlever les gants ...
J'ai ensuite pris la place de Pierre au disto, il a pu aller en avance dans la grotte.
J'ai bien aimé ce job, et je suis impatient de voir le résultat que va dessiner Bruno . 
Le temps passe vite ... et vers 19h Pierre arrive au bout ... ou plutôt il ressort tout humide et boueux et il nous dit que cela sent la fin ... Nous faisons donc demis tour ..

Sortie vers 20h30 ... 

Pierre nous avait dit que Ludo nous ferai à manger à notre sortie...
Une fois débarrassé de nos guenilles nous nous sommes donc arrêté chez lui.
Quel bonheur de manger un délicieux couscous aprés une aprés-midi passées sous terre ! Un grand merci Ludo .

Et merci à mes acolytes pour le cours de Carto grotte !

Mickael 

PS : Dimanche réveille douloureux tout courbaturé et recouvert de bleu... le Méandre me laisse vraiment des séquelles à chaque fois ! 

TPST:5h30



jeudi 23 mai 2024

 CR Méandre des Avalanches 18/19 mai: 


Samedi 18 mai:

Personne n'es dispo ce jour, je décide donc d’aller seul au méandre faire des aménagements dans le méandre pour nous faciliter la progression.

Je suis bien chargé, j’emmène de quoi élargir et pas mal de marches et poignées pour en mettre à différents endroits.
Je commence par élargir quelques passage entre la boite au lettres et la partie à 4 pattes. J'y mets également quelques marches.
Cette zones est assez merdiques mais c'est difficile à améliorer, ça reste étroit et demande énormément de boulot. Je pense que c'est mieux d'y laisser comme ça et de se concentrer sur le reste.

Je fais plusieurs aller retours d'abord avec perfo et marches puis ensuite avec le kits et le reste du matériel puis de nouveaux qu'avec perfos et marches et ainsi de suite.

Alors à cours de marche je décide de faire demi tour, ça aura déjà bien avancer. Je me suis arrêté à peine avant le petit puits, la suite sera pour plus tard.

Ayant alors prévu de revenir le lendemain continuer les explos dans la cathédrale je décide de laisser du matériel à mon point d'arrêt, ça fera toujours ça de gagner pour le lendemain. Je laisse le tic boum, le matériel de désob et une batterie de perfo pleine.

Je regagne rapidement la surface en ayant hâte de revenir avancer le travail !

TPST : 2h30
Participant : Clément


Dimanche 19 mai:

Cherchant des motivés pour venir continuer les escalade au sommet de la cathédrale, Loic se porte volontaire. C'est un copain de Haute-Savoie qui a fait que 3 sorties spéléo avant ça.

On fait les kits sur le parking en se changeant et on sera quand même assez chargés, surtout qu'il y a du matériel à récupérer en cours de route. En effet on à plusieurs objectif pour la sortie du jours.

On se rend à l'entrée du trou et on progresse doucement jusqu'à mon point d'arrêt de la veille. De là on commence par poser une dizaine de marches en fer à bétons. Ça va assez vite mais ça va surtout nous faire gagner beaucoup de temps et d’énergie au retours, comme pour les autres sorties.
En mettant une des marches j’aperçois alors ma pédale au fond du méandre que j’avais perdu quelques mois plus tôt, j'ai de la chance c'est assez large pour descendre la chercher, pas comme la marche que j'ai fait tomber quelque mètres en amont.

Retour en arrière refaire les kits et récupérer ce que l'on as besoin pour la suite. Cette fois ils sont vraiment lourd, environ 10kg chacun voir plus.
On arrive maintenant au pieds de la cathédrale pour la suite du boulot. Pour ne pas avoir à prendre la cordes au retour, on installe des barreaux pour remonter plus facilement et plus rapidement le ressaut. Le maitre Hugon nous aura bien former avec toutes ces combines du même genre aux quelles il nous à habitué.

Ça permet de nous alléger un peu pour prendre la direction du sommet du puits.
A la base du dernier, je rééquipe pour faire filer la corde jusque derrière l'étroiture que l'on a ouverte la dernière fois. J'étais passé sans corde pour voir ce qu'il y avait derrière.

Loïc me rejoint en se faisant passer le matériel au travers de ce passage étroit.

On mange un bout et on s'attaque ensuite à coup de tic-boum à élargir cette fameuse tête de puits. On gagne bien quelques dizaine de centimètre ! Ça sera vraiment pas du luxe vu comme c'était avant !

Maintenant place au dernier boulot de la journée et le principal, faire l'escalade du dernier puit découvert.
Je m'y lance avec Loïc qui m'assure emmitouflé sous mon poncho, qu'il trouve d'ailleurs révolutionnaire pour se tenir au chaud !
Je suis très rapidement au sommet vu les 7-8 petits mètres qui nous séparait du sommet.
Sans trop de surprise, c'est trop étroit pour passer mais assez bien engageant pour une nouvelle entrée par ici, il y de plus en plus d'insectes et même une chauve souris un peu plus bas et je ressent également un léger courant d'air. Cette fois, il faut je pense mettre un arva pour essayer de trouver un signal en surface.
On laisse du matériel sur place, le retour sera vraiment beaucoup plus léger que l'aller.

On avance quand même assez rapidement dans le méandre, les améliorations changent beaucoup la progression c'est plus facile, on va plus vite, surtout la zones des marches au dessus du petit puits où le temps de trajet est quasiment divisé par deux !

La sortie aura été rentable et tous les objectifs auront été remplis !
Et surtout chapeau à Loïc qui pour sa seulement 4ème sortie spéléo s'est vraiment bien démerder dans un trou assez dur et avec un gros kit ! Il  a même envie de revenir pour la suite des travaux !

TPST : 7h
Participants : Loïc Jouvin, Clément


Avec ma montre, en comparant les altitudes des deux dernière sortie la bas, j'ai calculé une hauteur totale des puits remontés de 135m. Avec le reports sur carte et la topo ça donnerai une altitude de 130m ce qui correspond environ aux pieds de falaise du dessus du parking là ou deux trous avaient déjà été grattés.
On va donc aller mettre la semaine prochaine un arva modifié par Mickael pour avoir plus d'autonomie et ainsi espérer trouver un signal en surface ! on croise donc les doigts !

 Pose du câble à la Trouillette: 



Depuis le temps qu'on en parle, il est tant d'aller installer le nouveau câble d'accès à la Trouillette.

Je motive tout d'abord mon père à aller m'aider à installer le câble électrique entre 2 averses un dimanche après midi.
Le chemin est vraiment défoncé, je réussi quand même à monter en camion.

On installe d'abord une tyro en corde du sapin à la fin du chemin jusqu'à l'entrée. Ensuite, on fait monter le câble électrique.

Quelques temps après, je prend un coup de motivation et monte seul un vendredi après midi. Je passe déjà presque 2h à piocher le chemin afin d'avoir de nouveau une zone à peu près plate pour marché comme on avait fait à l'époque avec Jérôme.

J'attaque ensuite le perçage des amarrages en diamètre 20mm par casi 1m de long. Après 5 perçages de réalisé, je prend le chemin du retour.

Quelque jours après j'y retourne finir les perçages et pour sceller les amarrages que j'ai réalisé sur mesure. Je profite d'avoir tout sceller pour mesurer la longueur du câble nécessaire avec une corde pour le pré-couper en bas afin de ne pas avoir à le monter entier.

Le lendemain, je décide aussi de monter finir le travail, au moins c'est fait !
Je passe chercher le câble au club, le coupe à l'atelier et prend la direction de Champfromier.

Je galère a fermer le premier serre câble tout seul mais le reste va tout seul. Il est rapidement mis, je coupe le moue que j'avais mis en rab.

Il est encore tôt, alors je décide de tout démonter, le corde de tyro avec le câble électrique, tous les anciens câbles et les ancienne mains courante qui passaient bien plus haut et je redescend tout.
D'ailleurs j'avais oublié qu'on montait aussi haut, le passage bas raccourcit beaucoup le trajet jusqu'à l'entrée.

Place maintenant au portages plongée dès les beaux jours !

Concernant les travaux de sécurisation , on va pouvoir s'attaquer au renfort du mas de la roche fauconnière pour y aller de manière sécurisé cet été.

Clément

 Compte-rendu des explorations au gouffre de la Biche par Clément Sage:


- Gouffre de le Biche, Samedi 17 février :


On se rejoint Pierre Laura et moi à Champfromier en milieu de matinée pour aller au gouffre de la biche. C'est une première pour moi Pierre nous guide.

La journée à plusieurs buts, tout d'abord élargir l'étroiture menant au "puit descendant" que
pierre avait trouvé lors de sa dernière descente de reconnaissance. Pendant que je m’occuperai de ça, Pierre et Laura iront faire de la prospection de la zone.
Pierre équipe et je le suit de près, il faut faire vraiment attention dans le puit il y a beaucoup de cailloux qui pourraient partir dans le puit.
Il me montre le job à réalisé et me mets tout de suite au travail pendant que lui, reprend la direction de la surface.

De premier abord, le boulot n'a pas l'air très conséquent ça devrait aller vite. Mais en commençant les perçages, je change tout de suite d'avis... C'est un mélange de calcite, de glaise et de roche, autrement dit, impossible de faire un boum je suis obligé de travailler seulement à la broche et la massette dans des positions plus que inconfortable et de plus, avec un goutte à goutte constant au dessus de mois qui me trempe littéralement.

Je commence à en avoir marre et je creuse depuis déjà presque 1h30. Je décide alors d'élargir l'étroiture au dessus se trouvant en direction de la sortie qui est quand même assez sélective, ça aidera bien pour la suite des désobs.

En arrivant dehors, Pierre et Laura sont à l'entrée du trou et ont fait un feu. Ils ont bien baladés autour du trou et ont découvert un très beau lapiaz.

TPST : 3h
Participants : Laura, Pierre, Clément

- Gouffre de la Biche, dimanche 18 février

Devant aller au méandre des avalanches, au vue des avancées à la biche de la veille, on décide de retourner à la biche. On avait laissé équipé exprès.

On se retrouve donc avec Pierre et Gabriel pour essayer de passer.
Afin de ne pas finir trempé comme la veille, je prend des liteaux et un morceau de poliane pour faire un bout de toit et bosser au sec.
On se relais les trois pour bosser. Cette fois on arrive à faire quelques boums, ça nous permet d'avancer plus vite.
Il ne manquera pas grand chose pour passer mais ça ne sera pas suffisant pour cette fois il faudra revenir.

On va également voir au fond,un peu en dessous de où l'on creuse et on repère un méandre étroit comblé d'éboulis qui nécessiterai d'y travailler un peu pour voir ce que ça donnerai.

On refait un feu pour se réchauffer dehors avant de rentrer tranquillement.

TPST : 3h30
Participants : Pierre, Gabriel, Clément

- Gouffre de la biche, dimanche 3 mars

On retourne de nouveau à la biche pour passer une bonne fois pour toute cette fois je l’espère.

On se relais à la massette et au burin, on ne peut encore pas faire de boum donc c'est long ...
On essaye également de casser au burineur sur le perfo qui nous permet d'avancer un peu. C'est à ce moment là que mon perfo hilti nous lâche, il aura quand même bien servit.

Après 1h de travail je pense pouvoir passer, je me lance et ça passe !
Le puits ou ressaut que l'on pensait descendant en jetant un cailloux n'est en fait qu'une descente de 1m50 menant nul part. En revanche, il y a un puit remontant, qui semble étroit à son sommet mais qui voudrait le coup d'être escaladé.

Étant pas sous terre depuis longtemps, on décide d'aller gratter le fond. Je creuse et Denis range les bloc à mesure. On descend assez vite mais il va falloir étayer au bout d'un moment.
Après environ 60cm, on décide de rentrer.

TPST: 3h
Participants: Denis, Clément

Désole pour le retard des CR, les autres arrivent aussi.



lundi 8 avril 2024

Le jura Würmien

Il y a 40 à 20000 ans, la forêt de Champfromier connaissait une période glacière. Un calotte glacière de plusieurs centaines de mètres recouvrait nos paysages. Le réchauffement climatique entamé il y a 250000 an, et qui continue de nos jours a libéré le paysage de ses glaces et nous a laissé  le paysage tel que nous le voyons aujourd'hui. Cette période qui aura durée près de 20000 ans à façonnée notre région par le travail de sape des glaciers, le charriage des alluvions par les rivières glacières et par les accumulations de matériaux poussée par les glaciers formant des moraines parfois considérables qui font de notre région un riche gisement pour les exploitants de carrières.

Quelques exemples des vestiges du passage des glacier dans notre région:

·        Dans la haute vallée de la Semine près d'Orvaz, on trouve des vestiges de moraine glaciaire latérale du glacier de la Semine avec de nombreux galets émoussés et striés avec une face aplanit et striée appelé fers à repassé, ( ce sont des pierres qui ont été charriées par les glaciers et étaient en contact avec le socle rocheux)
·        Au Pont des Pierres, un socle rocheux raboté, lissé et strié ( en parti par des galets fers à repassé) , démontre le passage du glacier de la Valserine.
·        A Lancrans et Grésin, à la rencontre du glacier jurassien et du Rhône une importante moraine glaciaire.
·        La particularité des dépôts Würmiens jurassien, est que le glacier n'a transporté que du calcaire, tandis que que le glacier du Rhône à emmener avec lui des roches cristallines, parfois de gros volumes (blocs erratiques du bassin genevois).
·        Quelques vestiges de la glaciation précédente sont encore visible du coté de Bellegarde, mais remanier par la glaciation Würmienne, ils ont quasiment disparu de la région.



En ce qui nous conserve, le plateau de Champfromier  durant la dernière glaciation, à été raboté d’une vingtaine de mètre par la calotte glaciaire jurassienne à raison d’un millimètre par an. La plupart des gouffres du plateau ont été partiellement comblés par le charriage de matériaux. Des alluvions glaciaires, transportés par les eaux de fontes se retrouvent souvent dans les profondeurs du plateau sous forme de dépôt, varves, etc.…

Nouvelle tentative du spéléo-club M.J.C. à l'exurgence des Avalanches (grotte de la Trouillette)


polution de l'eau à Belleydoux

La Fontaine Froide, la source qui alimente de réseau d’eau de la petite localité de Belleydoux, à la limite des départements de l’Ain et du Jura, présente un « risque de pollution », selon les récents relevés de l’Agence régionale de santé (ARS). 


Depuis samedi 17 novembre, les trois cents habitants sont ravitaillés en bouteilles d’eau potable par les services de Haut Bugey agglomération. 


Trois distributions ont été faites, d’abord aux domiciles des habitants, puis en mairie. « En tout, 20 palettes, contenant chacune quatre rangées de onze packs d’eau », expose le maire Claude Cavallini. Un pack faisant 9 litres, la commune a de quoi voir venir : jusqu’au lundi 10 décembre, selon l’élu, qui ne nourrit pas de crainte excessive. « Tout va rentrer dans l’ordre. Reste à connaître les causes de cette pollution. Est-ce la sécheresse estivale qui a fait baisser le niveau d’eau ? Ou le ruissellement sur la vieille roche ? »

La cause de cette interdiction?
L'utilisation de chlore en plus grande quantité au centre de traitement pour des raisons qui restent indéterminées.
En attendant, des palettes de 20.000 litres d'eau en bouteille ont été distribuées aux habitants.
Tout le village et ses hameaux sont touchés par l'interdiction, hormis Orvaz qui a sa propre source.


Les cavités du plateau de Champfromier n'ont pas encore livré tous leurs secrets



Tribune républicaine du 4 Avril 2024
Pierre Valton


 

samedi 6 avril 2024

Compte rendu du 9 Mars 2024,

Compte rendu du 9 Mars 2024

Pierre Valton: Dans notre objectif de reprendre les explos sous Champfromier, nous avons décidé de revoir l'ensemble des cavités connues et d'en évaluer les possibilités de continuité. 

Participants: Michel Neyroud, Clément Sage, Pierre Valton

TPST: 1h

La spéléo après le boulot, y'a qu'ça d'vrai... Je termine à 14h, on se retrouve vers 14h30 avec Clément et Michel. On charge le Terrano à pépé Neyroud et feu pour revoir les FC 27, 28 et le tombaret de la maison forestière. Motivé à bloc le Michel, il est venu en amont repérer l'accès aux trous et vérifier les coordonnées. On s'équipe et la difficulté principale consiste à faire rentrer Michel dans sa combinaison... La séance d'habillage s'apparente à une séance de charcuterie, c'est un peu comme si on fabriquait des diots, on doit mettre de la graisse dans une enveloppe de boyau... Il a neigé un peu, pas de quoi gêner l'accès mais suffisamment pour se prendre une caillante... Le FC 27 est situé à deux pas de la route. J'équipe le puits depuis un gros fayard. L'entrée du gouffre est très esthétique, plan incliné sur 5 mètres et je pose le pied sur une immense souche déracinée faisant office de palier. J'installe un puls et entame la descente. Environ 10 mètres plus bas j'atterris sur un éboulis qui semble être le fond. Les collègues me rejoignent. De l'éboulis, il faut ramper pour passer une chatière et atteindre la suite. Michel, chercheur de courant d'air a pris un bâton d'encens pour en repérer plus facilement le sens. Jura caca!! On est à peine à -15m qu'on est déjà couvert de merde... Après la chatière nous découvrons un squelette de chevreuil? Il y a un petit passage remontant mais aucun courant d'air ici. Par un autre passage, nous atteignons un plan incliné très instable. Ca pu l'encens ici, le courant d'air aspirant file droit au travers des éboulis. Ça semble logique, cette trémie file droit dans le pendage... On se concerte avec Clément. Il est possible d'étayer la trémie sans trop de problème et de dégager les blocs. Néanmoins, ce n'est pas pour tout de suite. Tout d'abord on revoit les trous, on note les courant d'air, la quantité de remblais à enlever et ensuite nous choisirons celui qui offre le plus de facilité de continuité. Je remonte en premier, Michel  me suit et Clément déséquipe. Pendant que mes équipiers remontent, je vais jeter un œil au FC 28 qui jouxte le FC 27. Pas besoin de corde, c'est un ressaut puis une descente en pente douce. En fait FC 27 et FC28 ne forment qu'un seul et même trou puisque le fond du 28 est une trémie située sur la même fissure que le 27. En revanche, rien à espérer du côté du 28, c'est colmaté à fond. 




Toute l'équipe est en surface, s'ensuit une discussion engagée sur ce qu'est un collecteur... Avec Clément on soutient que le fond de la Rasse est le collecteur puisque c'est une conduite forcée de 6 mètres par 6 mètres, qu'il y a un amont et un aval et que plusieurs affluents y arrivent... Pour Michel non, ce n'est pas un collecteur "la Diau, ça c'est un collecteur!" On a beau lui dire que c'est l'amont du collecteur et que collecteur ne signifie pas forcément galerie de 20 per 20, il n'en démords pas! On le loupe pas, pour une fois qu'on tient un de ces fumiers de vieux sous le coude... Ceux là même qui nous ont abreuvé de récits et incité à reprendre des trous ou il y avait "de grosses galeries" et des continuités "majeures" pour qu'on se retrouve à gratter dans des fosses sceptiques de 50cm de large... 




Retour au Nissan, il faut remonter dans la bagnole pour aller à la maison forestière. Comme ça nous emmerde de nous changer, nous installons une bâche sur la banquette arrière et Michel nous "emballe" pour ne pas trop pourrir les sièges... 
Nous voici à la maison forestière. Nous suivons le chemin sur une centaine de mètres et nous voici au bord du tombaret. Elle a vraiment de la gueule cette entrée! A nouveau corde sur Arbre et go pour la descente. 20m plus bas, nous atteignons le fond. C'est extrêmement gélifracté et très instable. A nouveau le chef courant-d'air allume son encens (à la fois pour voir le sens du CA et apaiser les dieux de la grotte, courroucés devant la négations de collecteur à Champfromier). Bien que le trou soit de taille conséquente et bien situé, il est peu probable de trouver une suite ici hormis si on entame une désobstruction "à la Suisse" avec une grue et une benne de 300L... Retour en surface donc. Nous nous changeons et filons chez Ludo pour une séance de bière! 





Bilan:
-Pour les FC 28 et tombaret de la maison forestière, pas de courant d'air et trop de travaux pour espérer une suite.
-En revanche le FC 27 mériterait quelques séances de désobstructions, courant d'air aspirant et travaux envisageables sans des moyens techniques trop conséquents. A revoir donc.
PS: Merci à Michel pour le travail qu'il fait sur le plateau ,pour son aide matériel et ses connaissances.


©Tournier Thierry 2024

Histoire d'eau.


L'eau en région karstique a souvent été un problème et source de conflits.
Même si la région de Champfromier n'en manque pas et n'est pas prêt d'en manquer, c'est sa distribution qui peut poser problème.
L'historien Ghislain Lancel soulève en partie par sa publication l'approvisionnement, le stockage et la distribution de cette ressource qui au 19eme siècle avec le développement du village commençait a devenir un réel besoin.
Depuis le début des années 70, les spéléologues locaux ont permis de faire prendre conscience aux responsables locaux, que les ressources souterraines, étaient pour l'instant inépuisables, mais fragiles.
Au milieu des années 80, une étude hydrogéologique très complète réalisée par l'hydrogeologue Patrick Bienfait en collaboration avec le spéléo club de Bellegarde  confirmera les observations des premiers explorateurs.

En ce qui concerne la source captée de la Trouillette :

    1893/95. Premier captage de la Trouillette (canalisations en terre cuite vers le Bordaz, Champ-Brun et le Pont d’Enfer).
    1931/39. Deuxième captage de la Trouillette, canalisations en fonte (le Bordaz et le bourg de Champfromier)


La publication "Lavoirs et fontaines de Champfromier" est maintenant en téléchargement libre sur le site de "Histoire et patrimoine de Champfromier"

http://champ.delette.free.fr/publications_phc/01_lavoirs_achat.php





Extrait page 76.

"En 1990, il est observé qu’après des périodes de sécheresse constatées depuis plusieurs années et suite à l’augmentation de la population de la commune, il y aurait lieu de faire des recherches d’eau, en particulier à la Trouillette. Des études sont menées, et les résultats sont plutôt concluants. La presse rapporte largement la contribution des spéléologues. Mais finalement le captage ancien n’est pas modifié. Le 5 juillet 1990, le CM vote une subvention de 5.000 francs au Spéléo-club de la MJC de Bellegarde « en vue de compléter la connaissance du réseau souterrain de le Trouillette, pour éventuellement résoudre des problèmes d’alimentation en eau » et, le même jour, il désigne 10 conseillers municipaux volontaires pour participer, du 15 septembre au 6 octobre, à des essais journaliers de débits d'eau dans la grotte de la Trouillette [RD20, f° 188 et 190]. Dans le même temps une bonne partie de l’extrémité du sentier menant à la Trouillette est élargi pour permettre le passage de véhicules chargés des lourdes pompes. En octobre, le CM « prend connaissance des rapports établis par la Sté Hydroforage et le spéléo-club de la MJC, suite aux essais de pompage de la Trouillette : les essais sont relativement concluants » [RD20, f° 197]. En effet, à part les vingt premières minutes de pompage où le niveau de l’eau s’était abaissé, par la suite et malgré la puissance des fortes pompes, ce niveau n’avait pratiquement plus changé durant plusieurs jours. Cette observation signifie que derrière cette prise d’eau se trouvait un immense réservoir d’eau, certains en estiment même comme ordre de grandeur la contenance du lac de Nantua ! Précisons toutefois que, si cette eau prisonnière tient au fait que la caractéristique principale du plateau est d'avoir un soubassement imperméable en forme de cuvette, par contre la comparaison avancée sur le volume ne concerne pas que de d'eau libre (comme celle des galeries noyées en cours d’exploration par les spéléologues) mais, essentiellement, une très grande partie de la montagne saturée en eau (roche aquifère). Mais en décembre 1990, suite à une autre étude, celle-ci de la DDAF (Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt) concernant des programmes de recherche d’eau, le CM adopte cette étude, faisant ressortir un montant de dépense de 250.000 FHT, et demande une subvention au Conseil Général [RD20, f° 206]. Les conclusions furent toutes autres : en éliminant le gâchis de l’eau qui coule sans utilité en permanence dans tous les bacs, lavoirs et autres bassins de la communes (en particulier en hiver, pour que l’eau ne gèle pas), il y aurait assez d’eau pour toute le monde… De fait la pose de compteurs qui s’ensuivit fit économiser, dit-on, une consommation d’eau de 30 %."


©Tournier Thierry 2024

 

vendredi 22 mars 2024

Inventaire

info du 21 mars 2024

Pour info, le vieux calque que je tenais à jour jusqu’en 1985 à pu être numérisé(malgré son état) par le cabinet de géomètres << alia-GE >> de Valserhône,qui nous a aussi fait un tirage papier, et tout cela gratuitement.

Grand merci à lui. Voir PDF en PJ.
Cet inventaire papier s’arrête au FC 49 de l’époque.
Depuis, environs 45 autres entrées ont été repérées,
essentiellement dans les années 1990/1991, comme indiqué
sur le super inventaire “excel” de Toutoune, que j’ai remis au gout du jour,
et qui est désormais alimenté, complété ou corrigé au fur et à mesure de
vérifications sur et sous le terrain. voir JPG en PJ.
Certaines cavités font l’objet d’un marquage avec plaquette inox,
les marquages peinture de l’époque ayant disparu.
Il va sans dire que pour chacune de nos découvertes, chaque travaux, ou autres,
et cela quel qu'en soit la dimension,
l’information doit circuler (dans tous les sens...) afin que cet inventaire vive et soit à jour.
(coordonnées, descriptif et accès sont un minimum)

Michel Neyroud



©Tournier Thierry 2024



mercredi 14 février 2024

Il était une fois sous terre en 1985

 Il était une fois sous terre en 1985



   1, William Wanhout

   2, Lucette Marmillon

   3, Robert Lepenec (Bebert)

   4, Jean Claude Furlan (Fufu)

   5, Thierry Tournier (Toune)

   6, Ursula Rhiner

   7, Michel Gallice (Le Grand)

   8, Jacques Romestan

   9, Dominique Kensicher (Uboot)

  10, Bertrand Valton

  11, Christian Locateli (Lulu)

  12, Marc Beltrami

  13, Jean Yves Kournwsky (Le Zanzi)

  14, Anne Rugieri (Nanou)

  15, Denis Bombois (Le Bix)

  16, Gilbert Marmillon (Gibus)

  17, Jean Hudry 

  18, Pascale Bosson (La Bosse)

  19, Michel Neyroud (Le Chef)

  20, Brigitte Rolandez

  21, Spa ... le chien

  22, Catherine Kournwsky (La Kakli)

  23,....

  24, ............ Gobo (Le P'tit Gobo)


©Tournier Thierry 2024