mardi 3 octobre 2017

Explo post-siphon galerie du Chien à la Trouillette



Sur la topographie de la Trouillette, il n'y aura plus de point d'interrogation derrière les siphons de la galerie du Chien...
Samedi dernier, Clément Sage, après une plongée dans des conditions particuliaires, à tenté l'impossible pour forcer le passage et progresser de quelques dizaines de mètres...

La suite est peut être ailleurs, d'autres départs sont encore à explorer, l'eau et le petit courant d'air qui circule dans une petite partie de ce réseau mèneront peut être un jour vers de nouvelles galeries inexplorées...


Merci à Benoit Guinguenaud pour les photos ci-dessous.

Vide grenier à la Trouillette
Savannah prenant son bain dans le voûte mouillante

Clément, l'homme du jour

WC publics

Descente au bout de l'enfer

Bahamas beach

Prêt pour une partie de plaisir





mercredi 19 juillet 2017

Le cirque des Avalanches

Filmé à haute résolution par notre ami, chasseur d'orage réputé et ancien spéléologue Roger Moretti, le cirque des Avalanche nous dévoile tous ces recoins grâce au survol de la zone à l'aide de son Phantom 3 Pro...
Quelques entrées ou simplements abris sont observables...
Maintenant, c'est aux spéléologues de vérifier sur place...
Un survol de la Roche Fauconnière et du Pas du Boeuf pourrait compléter cette prospection aérienne...

La vidéo de Roger Moretti



Ci-dessous, quelques clichés de Roger Moretti

Site du trou de la Pie

Site de l'exsurgence des Avalanches

Synclinal de l'Auger

Ravinements à l'aplomb de la Trouillette

L'Auger et le monoclinal de la Biche et le Crêt du Mont

lundi 10 juillet 2017

Formation des calcaires ou diagénèse

Explication de la diagénèse par :
Christophe Durlet professeur de géologie à l'université de Bourgogne/Dijon

voir la vidéo





Les animaux fabriquent leur coquille 
à partir du calcaire dissous dans l'eau


Les animaux morts se sédimentent 
et s'entassent au fond.

Différentes faunes se succèdent
au fil du temps.
Sous le poids,
certaines coquilles se cassent.
 Les débris sont compactés et "collés".


L'eau est évacuée.
Le sédiment se durcit.
L'ordre dans lequel les coquillages se sédimentent
permet de dater la roche.

vendredi 3 mars 2017

Compte-rendu par Patrick Bienfait de la découverte et de l'exploration de la grotte de la Rivière qui tombe du Ciel en Janvier 1984.


La Grotte de la Rivière qui Tombe du Ciel n'a aucun rapport avec le plateau de Champfromier et ses explorations, mais située comme la Roche Fauconnière, sur la commune de Belleydoux , en face de Fontaine Froide dans les gorges de la Semine, et explorée durant la même période que la grotte de la Roche Fauconnière, il est ainsi intéressant de rapprocher ce récit rédigé et illustré par Patrick Bienfait avec ceux de la Roche Fauconnière.


Compte rendu imagé de la découverte de l'exsurgence



Le Chef à toujours raison, et quand il à tord, l’article 1…🔫

Bref, je suis (Patrick Bienfait) dans l’obligation matériel d’assurer la lourde tâche des deux derniers compte-rendu…

Samedi 7 Janvier : La météo prévoit de la neige jusqu’à 600m, aussi, décidons-nous d’aller en montagne un peu plus haut pour échapper au mauvais temps prévu…la Rivière qui Tombe du Ciel fera l’affaire.
Effectivement, dès que nous passons Saint Germain de Joux, avec l’altitude, la neige se transforme en pluie, Toune très sur de lui, répète les prédictions de la météo…
A 10h30 environs, nous arrivons à la Combe d’Orvaz. Séance d’habillage, posément mais surement, puis nous rejoignons les autres d’un pas tranquille au pied de la première falaise…seulement…il est 11h
- Comment ! à quatre, ils n’ont monté le matériel que jusqu’à là ! »
Michel Neyroud, Michel Gallice, Bavard Valton, Bricoletout … 4 grands costauds !...
Neyroud, ½ Chef, assis, météorologiquement méditatifs, à Toune demande si nous sommes vraiment à plus de 600 m d’altitude.
Bref ! Heureusement que les troupes fraîches, volontaires décidées arrivent. Toune et moi lançons un assaut franc, net et décisif qui nous mènent promptement au sommet de la première falaise. Là, un palan est rapidement installé, nous montons tout le matériel en 2 manœuvres. Michef et Gallice en profitent pour monter benoitement assis sur le groupe électrogène, les mains dans les poches.
Un exercice de tir à blanc (de neige) est ordonné avant que les 2 mi-chefs ne parviennent en haut, juste histoire de justifier leurs injures inefficaces.
Après quoi, c’est l’installation minutieuse de la ligne basse tension, du groupe électrogène, de la pompe et des tuyaux…
Dans la grotte, le camp est installé, dans l’ordre et la discipline. D’entrée de jeu mi-chef marque son terrain en pissant dans le siphon…
Le disjoncteur général de secteur est rapidement scellé au rocher, pendant qu’une deuxième équipe spit le notre sur la paroi, et qu’une troisième installe la cuisine et fait chauffer la soupe, et qu’une quatrième tire la ligne et une cinquième les tuyaux, que la sixième jette la pompe dans l’eau, la septième prend des photos et que la…., la …
A 17h, tous confortablement installés autour d’un thé bien chaud, nous devisons tranquillement mais objectivement sur cette première partie de notre campagne. Les termes d’organisation et d’efficacité sont adoptés à l’unanimité.
Les seuls bruits qui troublent qui troublent nos discussion sont le ronron de la pompe et de temps en temps quelques craquements que nous attribuons aux ressorts des fauteuils (en effet, cela correspond chaque fois à quelqu’un qui lève une fesse).
- Un peu plus de thé ?
- Euh,…oui volontiers, mais je voudrais bien du sucre…
- Y a pas besoin…j’ai déjà pissé dans le siphon, et j’ai pas encore pris mon insuline !...
- QUOI !!! » s’écrie le groupe d’une seule voie émue…
Dans les craquements de fauteuils, tous se lèvent brusquement, les sourcils froncé…
Déjà Toune le tenait à la gorge, et Michel ne doit son salut qu’à son autorité légendaire :
- Eh les gars ! regardez le siphon a baissé, ça passe…
Toune, le putschiste acharné, ne se sentant plus de de joie, ouvrit ses larges bras et laissa tomber sa proie…Plouf !
Dans l’euphorie générale Michef est abandonné.
L’inconnu et l’aventure nous attend…
Un petit coin délicat malgré tout…il pleut depuis ce matin et il est 18h…
La Pompe à certes vidée le siphon, mais ne va-t-il pas se remplir prochainement ? Nous sommes tous conscient de la GRAVITE de la situation, et c’est courageusement que Toune et Bavard Relton dirent :
             - ça ne fait rien, la crue attendra !...
Et ils s’enfoncèrent dans les ténèbres.
Suivant leur exemple, mais toujours très conscients de la situation, le reste du groupe les suivent, ou du moins essaya de les suivent, car déjà 20 mètres après le siphon, deux galeries se présentent…
Une demie heure après, quand le dernier fut sorti, et après vérification du nombres des participants (heureusement nous n’étions que six), la pompe était arrêtée, le groupe électrogène étant en panne d’essence…
Épilogue :

Dimanche 8 Janvier : Le lendemain matin, les mêmes plus nombre d’amateurs de première, vinrent tous à la grotte pour…

Constater que la crue avait bien eue lieu, mais trop tard !

       Par arrêté du Michef en Chef, Tonton est nommé à ce jour détracteur en chef du journal officiel du club.
            Signé : Le Chef

            Pour lire un compte-rendu plus conventionnel, cliquer ici





samedi 25 février 2017

Les grandes heures de la Roche Fauconnière

1983, fut l'année de tous les délires...
Une nouvelle cavité découverte, de belles premières, des explorations folkloriques et des comptes-rendus imagés...
Cette année là, fut aussi exceptionnelle au point de vue météo.
La grotte fut atteinte pour la 1ère fois le 10 Juillet
Le 11 Novembre, le siphon terminal est atteint.
Le16 Novembre, la grotte est toujours accessible pour permettre l'exploration des puits remontants au niveau du Colimaçon.
Une toponymie spécifique à été crée par une équipe de joyeux lurons et principalement par le "Tonton" Patrick Bienfait qui est à la base de cette fabuleuse aventure humaine."Danse des Canards, le Soupirail, le Colimaçon, le Chemin de Croix, le Piège à Con, l'Estrangladou, la Baignoire des Pieds Mouillés, la Baignoire des Cuisses Mouillées, la Baignoire des Couilles Mouillées."
Le récit fleuri, moqueur et brut de décoffrage de cette exploration qui restera néanmoins difficile est accessible ici.
L'original des compte-rendu, avec une police de caractère parfois surprenante, résultante d'une narcose des profondeurs probable peut être consulté et télécharger ici.
Quelques mois plus tard, pas très loin d'ici, une autre belle découverte aura fait fait l'objet de compte-rendus étonnants...mais c'est une autre histoire....


 

lundi 9 janvier 2017

Camp spéléo Champfromier



2017 sera l'année de tous les défis pour les spéléologues de la région pour enfin esperer percer les mystères des galeries entrevues et seulement accessibles par nos plongeurs sous le plateau de Champfromier.

Pour cela le Spéléo Club de Bellegarde sur Valserine organisera une opération d'envergure en association avec plusieurs spéléologues de très haut niveau en organisant sur plusieurs jours un camp d'exploration. Ce sera également l'occasion d'une rencontre entre ancienne et nouvelle génération d'explorateurs ayant œuvrer sous le plateau.

Il faut savoir que le système de galeries qui se sont formées sous la surface du plateau depuis quelques cinq millions d'années, représenterai selon les études de Patrick Bienfait et du Spéléo Club de la MJC de Bellgarde réalisées en 1987 environs près de 70 kilomètres...
Plus raisonnablement, une quinzaine de kilomètres serait déjà un exploit vu les difficultés d'explorations rencontrées depuis une quarantaine d'année pour en découvrir près d'une dizaine...

Pour en savoir plus "Hydrogéologie du plateau de Champfromier" par Patrick Bienfait à été publiée et mis à jour en 2015 et est disponible au club Spéléo de Bellegarde ou alors au Comité Départemental de Spéléologie du département de l'Ain...

A suivre...

dimanche 1 janvier 2017

Bonne année 2017

Bonne année 2017

Durant ces cinq dernières années, on retiendra deux années exceptionnelles sous Champfromier :
Le 23 Novembre 2011, dans la galerie Saint Valentin, Stéphane Girardin franchis le terminus de Xavier Goyet datant de 1981 et émergera quelques dizaines de mètre plus loin.

Le 3 Octobre 2015, dans la galerie du Mât, Stéphane Girardin franchis le terminus de Jean-Jacques bollanz datant de 1985 et émergera quelques centaines de mètres plus loin.
Avec Nicolas Andreini il entameront un escalade sur 50 mètres de dénivellé…

En Décembre 2016, Stéphane Giradin, explore les diverses  branches du siphon principale de la galerie du Mât et ressort dans chacune d’elles.

Stéphane a fait de nombreux portages, reconnaissances et équipements en solo, il a reçu le soutient principalement de Nicolas Andreini pour les explos post-siphon, et  de Clément Sage, Pierre Valton, Jérome Rousselle, etc. pour les portages et le soutient moral.
L’année 2017 devrait être une année prometteuse, de nombreuses galeries post-siphon exondées restent à explorer, le siphon de la galerie des Conduit devrait voir le terminus de Christian Locatelli et Thierry Tournier datant de 1985 dépassé, et pourquoi pas du nouveau de l’autre coté du plateau à la Roche Fauconnière…



Bonne année 2017 à toutes et à tous…



Photo: Nicolas Andreini

samedi 5 novembre 2016

Passage de relais







Photo Marc Beltrami

A la demande de Pierre Valton, 20 spéléos des clubs de Bellegarde (SCBV), Genève (SSG), Oyonnax (SDNO), et Giron (SCS) se sont réunis pour faire le tour des principales cavités stratégiques du plateau.

Le convoi partira de Giron à 14 h pour une une ballade de quelques heures à la recherche des Tombarets.

Le sens de la visite sera donc:

Gouffre de Combe Froide (fc34),
 Tombaret de la Maison Forestière (fc4),
 Tombaret de l’Auger (fc9),
 Grotte de l’Auger (fc7), 
Aven de l’Auger (fc8), 
Tombaret de la Biche (fc6), 
Tombaret Incliné (fc29), 
Tombaret oublié (fc27), 
Mini Tombaret (fc28), 
Tombaret de Buclaloup (fc5), 
Pierre gravée de Buclaloup, 
Doline du Tamiset (fc76).  


Pierre gravée de Buclaloup




Le retour se fera par la Borne au Lion, direction l'Avensis à Lamoura pour une bonne fondue jurassienne.



 Une rencontre intergénérationnelle bien sympathique qui aura permis de se faire rencontrer une partie des  acteurs de l'exploration spéléologique sous Champfromier.

A rappeler l'étude de Patrick Bienfait  "Hydrogéologie du plateau de Champfromier) disponible au Spéléo Club de Bellegarde et au Comité Départemental de Spéléologie de l'Ain.




samedi 15 octobre 2016

Petit rappel historique de la spéléologie sur le plateau de Champfromier

Les entrées des grottes et gouffres de la commune sont certainement connus de longue date, en particulier les tombarets (gouffres) et la résurgence de la Trouillette.

En 1867, le Baron Achille Raverat, membre de la Société Littéraire de Lyon mentionne les grottes et Tombarets dans son ouvrage : Les vallées du Bugey - Excursions – Historique – Pittoresques, et Artistiques…Tome 2

En 1901, Chanel mène la première expédition spéléologique sur le plateau.

Par l’arrété du 14 juin 1909, la grotte des Abrans est classée au patrimoine National.

Durant la seconde guerre mondiale, grottes et Tombaret serviront de cache aux maquisards.

Puis divers groupes de spéléologues ont effectué des recherches plus conséquentes : dont le Spéléo club de Saint Claude, la section spéléo de la MJC Montluel et la Section Suisse de Spéléologie de Genève qui en 1954 repéra la grotte de la Trouillette jusqu’au premier siphon.

Le 27 Novembre 1970, Michel Bugnet et Roland Chenevier franchisent le siphon d’entrée puis explorent les galeries dont une petite, qui après avoir passé une voûte mouillante en apnée et après une désobstruction, le Spéléo Club de Lyon, le 17 Octobre 1972 ouvre l’accès de la grotte et au réseau de galeries au spéléologues non plongeurs. On doit aussi la découverte après désobstruction de la grotte des Lyonnais où (méandre des Avalanches), et à différents club de la région, dont le Spéléo Club de Bourg, le  Bresse Bugey Spéléo. Le SCMJCB prendra la suite des explorations et une nouvelle cavité découverte en 1983 par le SCMJCB et principalement Patrick Bienfait, permettra de s’enfoncer par le nord du plateau et sur plusieurs kilomètres..
Plusieurs expéditions interclubs ont été organisées notamment avec le club des Plongeurs Spéléo de Paris, la Section des Naturalistes d’Oyonnax, un membre du Groupe Lémanique de Plongée Souterraine.
Les perspectives intéressantes des réseaux souterrains de Champfromier ont attiré également de nombreuses personnes ou clubs divers, notamment nos voisins suisses ,qui en 2011 reprendront systématiquement l’exploration des zones noyées de l’exsurgence de la Trouillette..

En 2015 et 2016, grâce à la persévérance les compétences de certains, de nombreuses découvertes sont faites post siphon…

samedi 10 septembre 2016

Voyage au centre du plateau de Champfromier...

Le siphon de la Galerie du Mât fut découvert et reconnu pour la première fois  sur quelques mètres par Michel Bugnet et son équipe du Spéléo Club de Lyon en 1971.

En 1978, Michel Neyroud et son équipe du Spéléo Club de la MJC de Bellegarde explore quelques dizaines de mètres dans la galerie principale du siphon et explore une galerie latérale .

En 1984 et 85 Jean-Jacques Bolanz du Groupe Lémanique de plongée Souterraine, est stoppé après 330m et un point bas à -51 m sur un talus de glaise à - 48 m.

Stéphane Girardin reprend les explorations en 2011, il le franchira en 2015 au bout de 500 de progression et entame une longue escalade.

Il y retournera en 2016 et avec Nicolas Andreini atteindront 45 m de dénivelé par raport à la sortie du siphon en franchissant plusieurs ressauts...

La suite est à la hauteur des difficultés techniques et humaines...

Avec cette vidèo, Nico nous fait partager cette formidable aventure humaine que seul quelques passionnés auront l'occasion de pouvoir y mettre les bottes...

Bravo !




La vidéo sous haute résolution, cliquez ici

mercredi 8 juin 2016

Le Spéléo Secours Français à Champfromier


24 ans déjà...Michel Gallice nous quittait ... président du Spéléo Club de la MJC de Bellegarde, Conseillé technique du Spéléo Secours Français, grand connaisseur de la région de Champfromier, il disparut prématurément dans la grotte des Fées département du Gard ...









Ce samedi 4 juin, 25 spéléos du Spéléo Secours Français de Spéléologie du département de l'Ain étaient à l'oeuvre sur les falaises de Sous-Roche.
Sous l’œil attentif de Guy Pesanti, (conseillé technique départemental auprès du Préfet), Bernard Abdilla et Bruno Hugon (conseillés techniques adjoints), une simulation de transport de civière en milieu souterrain fut organisé et mise en place par les différentes équipes...
Le terrain de jeu sera situé sur le site des grottes des Kilowatts, bien connu des randonneur et des grimpeurs locaux ...



L'évacuation du blessé, qui pour l'occasion sera une jeune victime du club de Bellegarde, se ferra depuis le pont de bois enjambant le ruisseau sortant de la grotte des Kilowatts inférieure... passage par la vire qui mène à la grotte des Kilowatts supérieur... descente en tyrolienne à l'aplomb de la cascade... récupération de la civière en falaise avec un petit passage à l'horizontal... franchissement d'un pilier rocheux nécessitant l'installation de poulie de renvoie largable puis descente  de la civière à l'aide d'un balancier. 


Un atelier d'apprentissage des techniques amarrages, répartiteurs, amarrages sur cordelette dyneema, palans et frein de charge fut également mis en place, utile autant pour les nouvelles recrues que pour les vieux briscard en recherche de perfectionnement.


La visite de Mr Michel De Souza, Maire de Champfromier et de son adjoint a permit à nos conseillés techniques de les informer sur le fonctionnement du Spéléo Secours Français et de rappeler que ce sont les bénévoles de la Fédération Française de Spéléologie qui constituent les équipes en assurant elle même les secours, tout en précisant le haut de degré de compétence de ses bénévoles qui sont les seul capables à assurer la sécurité de leur pratiques et des éventuels sauvetages...



Le repas de midi a été offert par le Comité Départemental de Spéléologie du Département de l'Ain ...


                                                        

                                                                    

jeudi 19 novembre 2015

Du rêve à la réalité

 Il aura fallut des mois de préparations, de rencontres, de mises au point, de rééquipements, d'aménagements, de portages, de plongées, de bouteille vidées (gaz et liquides)  pour enfin commencer à voir un rêve se réaliser.

 Ce rêve ne date pas d'aujourd'hui... déjà au début des années 70, Michel Bugnet et ses compagnons du Spéléo Club de Lyon, après avoir découvert les galeries exondées barrées par le siphon d'entrée de l'exsurgence des Avalanches, rêvaient d'une suite au delà des siphons terminaux de la cavité.

 Après bien des années, de temps et d'efforts, de journées dramatiques, d'autres plus joyeuses, l'équipe du Spéléo Club Bellegardien à réussi à concrétiser ce rêve.


  •  En 2011 Stéphane Girardin franchit le siphon de la St Valentin et découvre une galerie exondée au bout de 800 mètres de galerie noyée avec des passages à 55 mètres de profondeur.
  •  En 2014, il remet cela, mais dans la galerie du Mât, où il découvre un nouveau siphon dans la branche latérale du siphon du terminal explorée en 1978 par Michel Neyroud..
  •  En 2015, découverte de deux nouvelles branches dans le siphon principal , une qui donne sur un exondé et qui reste à explorer et la seconde qui est la suite logique de la galerie principale  ressort également à la base d'une galerie ascendante avec une cascade d'une trentaine de mètres de haut,  explorée dernièrement avec l'aide indispensable de Nicolas Andreini. 



Stéphane dans le siphon du Mât
Stéphane dans la zone profonde du siphon du Mât
Remontée du puits noyé en dessus du terminus de Jean-Jacques Bollanz atteint en 1985 
Nicolas escalade  la cascade post siphon   
Nico en rappel au dessus de la sortie du siphon du Mât 
Spider man en action 
Stéphane près de la vasque ou se jette un filet d'eau, perchée à 25 mètres au dessus  du siphon


 On ne va pas rentrer dans les détails des difficultés qu'a dut affronter cette petite équipe  bien entraînée pour pouvoir nous faire partager cette découverte hors norme.
 Grâce à nos deux spéléonautes, une série de photos va permettre à ceux qui n'auront jamais la possibilité d'accéder à cette partie encore inconnue de la planète de  découvrir ce que le plateau de Champfromier nous cache depuis des millions d'années.

 Il va sans dire que mener à bien cette aventure n'est pas à la portée de tous. Cela commence par un défi logistique puisqu'il faut acheminer plus d’une centaine de kilos de matériel, à dos, jusqu'au fond de la grotte par des puits verticaux et des galeries rabaissées. Cela se poursuit ensuite par une épreuve technique pour passer les centaines de mètres de galerie noyée, profonde de 50 mètres qui nécessite un entrainement et une expertise sans failles. Il est donc inimaginable pour qui que ce soit de vouloir essayer de tenter quelque chose de son coté sans préalablement en avertir Stéphane ou le Spéléo Club de Bellegarde sur Valserine.
Il faut aussi insister sur le fait que l'accès à la grotte est conditioné par une convention signée entre la Mairie de Champfromier et la Fédération Française de Spéléologie.






Le compte-rendu de Stéphane ci-dessous:
Compte-rendu du dimanche 15 Novembre 2015

Les photos de Nico ci.dessous:
Photos de Nico


samedi 14 novembre 2015

Explos sous Champfromier s'exporte bien

Un petit aperçu des visites que le blog à reçu depuis sa création en 2013.
Si le nombre de connections depuis la France, la Suisse, la Russie et la Thailande semblent normales, l'intérêts des Etats-Unis qui est en seconde position pour le monde obscur de Champfromier reste une surprise (spéléos, Chamfromierands expatriés, FBI...).





Malgré sa large diffusion à l'internationale, le plateau de Champfromier n'attire pas les
foules, et la difficulté qu'ont nos vaillants explorateurs à trouver des volontaires afin de poursuivre les explorations dans des conditions obtimums démontre bien que l'exploration du plateau de Champfromier donnera du fil à retordre à encore de nombreuses générations...





jeudi 8 octobre 2015

2015, année faste...

Par Jérôme Rousselle:



"Donc depuis le début d'année nous travaillons sur la galerie du mât et celle du chien. Pour rappel le chien part dans la St Valentin et lui est perpendiculaire, Le Mât est la plus volumineuse galerie de la grotte, elle part au plafond de la Salle de l'Horloge. 

© Galerie du Mat
  • Le Chien
Pendant le WE de la pentecôte, avec clément nous avons fait 207 m de première dans cette galerie. A l'origine le chien butait sur un siphon de quelques mètres qui avait été franchis par Michel mais la suite n'avait jamais explorée. 30 ans + tard on a donc trouvé une galerie de faibles dimension qui file quasiment plein nord. Cette explo n'est pas terminée, puisque nous nous sommes arrêtés à cause de la fatigue, cependant au fond il y a un bon courant d'air et un bruit d'actif vraiment proche. Cette galerie n'est accessible qu'en plongée pour le moment, mais un désiphonage permanent pourrais être mis en place si on a le courage de monter des tuyau derrière le siphon.
Pointe : Clément + Jérome;  Soutien : Pierre, Bruno, Christophe

© Progression dans la galerie du Chien avant le siphon

  • Le Mât
Pour rappel le fond du mat se présente avec une galerie libre à gauche qui donne sur un siphon au bout de 5m, pompé et passé en 2011 par Ludo et Christophe rejoignant les conduits, c'est la "galerie du déca". Et à droite, un autre siphon sujet des découvertes actuelles. A l'origine ce siphon avait été exploré jusqu'à 330m par -55m avec un arrêt sur remplissage de glaise et dans ce siphon Michel avait également découvert une galerie latérale avec plusieurs cloches hors d'eau.
A part les cloches à revoir, ce siphon était classé comme "fini", il a été replongé parce que les conditions y sont souvent meilleures qu'ailleurs. Et bien nous en a pris, puis qu’avec l'aide des éclairages actuel, Stéphane découvrait une nouvelle cloche hors d'eau, une deuxième galerie latérale, ainsi qu'un puit remontant quelques mètres avant le terminus connu.
La cloche a été explorée par clément, elle donne sur une galerie sèche à explorer.
Enfin ce samedi Stéphane à fini d'explorer la 2eme latérale, qui sort a l'air libre et le puits remontant de la branche principale, qui sort également à l'air libre au bout de 440 m et se poursuit en exondé de belles dimensions avec un petit actif.
Pointe : Stéphane + Clément;  Soutien : Pierre, Bruno, Jérôme.



© Siphon du Mat

En résumé il y a donc 4 galeries qui attendent d'être poursuivies,  2 nécessitent un bon niveau de plongée souterraine, une troisième passe en plongée "simple", la dernière pourrait être accessible en permanence si on se motive.

Pour la suite, le mât va demander une logistique un peu plus importante puisque Nico va rejoindre Stéphane pour faire la topo. Egalement, nous allons positionner le bout du siphon, à l'aide d'une balise de radiolocalisation, il va falloir que l'on se forme sur ce système. Evidemment nous allons poursuivre à explorer les autres parties, sans oublier les conduits qui attend toujours d'être replongés. 
© Conduite forcée menant au siphon des conduits
Pour ceux qui ne souhaitent pas aller sous terre, le développement inattendu du mât, ainsi que ses grandes dimensions sont une nouvelle source de questionnement qu'il faudra résoudre.  

Pour rappel ces explos sont ouvertes à tous, même sans savoir plonger on peut participer." 


Photographies,  © Thierry Tournier

lundi 14 septembre 2015

Weekend de Pentecôte 2015




Du coté de la Trouillette, les Weekends de Pentecôte se suivent 

mais ne se ressemblent pas...




Compte rendu des sorties du weekend de  Pentecôte 2015

(Clément Sage, Jérôme Rousselle,  Spéléo Club de Bellegarde sur Valserine)



Ça commence vendredi, pour une bonne sortie il faut une bonne préparation. Le tableau du club nous sert à lister tout ce que l’on a besoin, détailler le remplissage des kits pour mieux nous représenter l’organisation. Mine de rien alors qu’on pensait qu’il faudrait 6 kits de matos on se rend compte qu’avec 4 cela devrait suffire.

Samedi 23 Mai

TPST :  7h30
Participants : Clément, Christophe, Jérôme.
La place à tourner de la Trouillette ressemble à une expo matos du congrès, je ne savais pas qu’on pouvait mettre autant de choses dans ma voiture !! On prend bien 2H pour tout repartir et empacter correctement. La liste du matos est la suivante pour chacun:
-          1 bi 2L acier
-          2 détendeurs
-          2 masques
-          1 dévidoir
-          1 combine néoprène
-          1 sur combine spéléo
-          1 ordi de plongée + 1 boussole + sécateur + Kawetch
-          5 kg de plomb
-          1 casque de plongée
-          Piles de rechanges
Il faut encore rajouter en commun la bouffe, le matos de topo, on prend aussi 40m de cordes des sangles, la trousse à spit et une pharmacie.
On en repartie une grosse partie dans deux gros kits de 50L que l’on sangle l’un sur une luge, l’autre dans un bidon coupé en deux. Et un troisième kit plus petit pour la bouffe et la pharmacie, il est midi, nous voilà partis on dirait 2 tortues ninja avec nos kits carapaces sur le dos ! On amène tout çà jusqu’à la salle de l’horloge à l’aide de grand coups de pied cela avance relativement vite. On retourne ensuite à l’entrée pour attaquer la topo. J’explique les rudiments de principe à clément et le disto X² débite ses données que l’on note scrupuleusement. Les débuts ne sont pas trop évidents mais arrivés à la salle de l’horloge on commence à avoir pris un bon rythme. Clément positionne les stations et écris les mesures sur le carnet, moi je mesure tout ce qui me parait utile.
A l’horloge Christophe nous rejoins, il sort de convalescence mais on lui file quand même le kit « bidon » à amener jusqu’à l’entrée du chien. On prend les kits « luge » et « bouffe » restant et on continue notre topo dans la saint Valentin à l’avancée. Les diverticules sont laissés de côté pour le moment, on laisse des points de rattachement au marqueur bleu pour les séances suivantes. Cette fois on carbure, en moins d’une heure on a rejoint Christophe qui nous attend à l’entrée du chien. L’occasion de faire le transfert des mesures sur le téléphone on vérifie en direct que la topo corresponde, c’est beau le progrès !! On perd un peu de temps pour se passer les kits dans les voûtes mouillantes puis Christophe pars devant pendant qu’on reprend nos mesures en poussant le deuxième kit. Comme on est sur un rythme lent cela nous permet quelques observations, un détail sur la disposition des argiles attire notre attention. Le centre de la galerie est bien propre alors que les bords sont argileux, particulièrement observable a un ressaut descendant. Cela nous donne la conviction que le chien absorbe les eaux de la saint valentin avec le puit de gauche fonctionnant en perte. Les mesures continuent la poussée de kit aussi, dans les mares de boues sur les rampings de cailloux… 10m avant le siphon on pose le matériel dans un endroit un peu plus large que d’habitude. Christophe n’a pas l’intention de s’éterniser il a pris un peu froid on fini de topographier les derniers mètres et observer le siphon. On ressort à mach 12, et se retrouve au parking. Ça sera une de nos plus longue sortie ici, on totalise plus de 400m de galeries topographiées, il ne reste plus qu’a se reposer pour demain.



Dimanche 24 Mai
TPST : 11H,
Participants : Clément, Jérôme.
De nouveau on ré étale tout le matériel dehors pour être sûr de tout prendre, il reste 2 bouteilles, les plombs, le matos d'explo et toujours notre bouffe et pharmacie, cela fait 1 kits chacun bien chargé. Avant de partir lulu nous a rejoint, on discute un peu et on rentre dans le trou à midi. On s’économise au mieux pour se passer les kits dans le chien, et on arrive sur la place pour se changer. Cela fait 3 m² a peut prés, 1,50m de plafond au plus haut, il va falloir enfiler nos combinaisons et régler tout le matériel. On tache de ne pas nous salir pour garder le siphon propre, cela nous prend 1h. Peine perdue pour la propreté, avec le ruissellement l’entrée est déjà chocolat. Clément pars en premier, il reste le fil de Michel mais il est très lâche, on pose donc un autre fil. C’est une mise en œuvre immédiate du stage de la semaine dernière, merci lulu ! Moi je galère pour la mise en eau, le kit persiste à flotter, ma combinaison aussi et il y a un passage bas d’entrée. Clément s’inquiète un peu et viens voir ce qui se passe. Finalement ça passe, c’est court c’est moche on a une visibilité de 20cm le kit qui pars au plafond dans une main, le fil dans l’autre qu’il ne faut pas lâcher. Une fois derrière clément m’explique que c’était clair quand lui es passé !!! Pas le temps de trop râler, devant nous le conduit remonte en se pinçant un peu, c’est pour lui qu’on est là. On pose tout le matos de plongée et on reprend notre topo en avançant dans l’inconnu cette fois. Il y a quelques concrétions en calcite, preuve qu’il y a eu un moment de sécheresse dans la vie du trou. Bon avec 1 pauvre colonne de 30cm et 3 bitoniaux de calcite on ne concurrencera pas Orgnac tout de suite.
Bref après le siphon la galerie remonte donc, sur une dizaine de mètre, suivi d’une partie relativement plane, le tout à 4 pattes au mieux ça reste le chien. Rapidement le casque avec toutes les lampes de plongée devient insupportable, j’abandonne une partie des lampes. La progression se fait au rythme des visées. On a oublié le stylo pour marquer les points mais la galerie étant entièrement recouverte de glaise type « galerie noyée longtemps » on fera des croix dedans. Au bout d’une 40aine de mètre la galerie plonge, un pan incliné à 45° bien lisse et sans glaise cette fois sur 8 -9m de haut.  En bas nous retrouvons un lit de sables, graviers et argiles caractéristique des diverticules du mât. Clément qui es devant m’annonce une visée confortable, en effet je mesure à plat ventre sur ce lit de sable ça permet de souffler un peu, la progression en ramping avec combine de plongée n’étant pas des plus simple. La galerie reste horizontale sur ce fond en graviers. Clément m’annonce qu’on approche les 100m de première avec un azimut à 80, on fonce vers le Crêt de Chalam !! Rapidement l’euphorie retombe, clément m’annonce qu’il y a un gros bloc en travers, ça passe par-dessous mais surtout juste derrière ça parait être la fin. En effet il faut passer sous un rocher de 500kg en travers, pas très rassurant et après ça pince avec de nouveau de la glaise partout. Finalement on trouve la parade par le haut, le même type pan incliné qu’a la descente nous fait remonter de 10m. C’est délicat il faut de pousser avec le plafond c’est le seul endroit sans glaises. Arriver au sommet on est debout, c’est la joie ! Ça continue et en plus on est debout pour la première fois !! Bon ça ne durera que quelques mètres pour repasser a 4 pates puis en ramping mais on y prête pas vraiment attention. On discute à coup d’azimut, pente, distance, clément note et commente «après ça monte, ça continue encore sur 10m minimum ». Toujours plus ou moins à quatre pattes la galerie fait des yoyos ce n’est pas confortable mais on avance dans la joie. Au bout d’un moment clément qui n’arrive pas trop à se réchauffer nous fais réaliser qu’il y a un courant d’air aspirant de plus en plus marquer. Au milieu d’une phase montante c’est le drame.
« - étroiture, ça passe pas !! 
- Rah non t’es sur ? 
- Attend y’a une lame qui bouge…..  ouai c’est bon ca passe !!  par contre toi tu va en chier ! »
Effectivement une sale étroiture montante entre des blocs, je ne passe pas. En attendant clément fais la compta «  la partie connue du chien faisait combien ? » je compte tant bien que mal entre deux jurons « 165m  - 170 ! cool on l’a dépassé, vas y on essaye d’aller jusqu’à 200 ! » Je ressors, pose tout le matos et passe ! En route pour les 200m ! La progression est de plus chaotique, ca alterne entre couché, vrillé, coincé, montant descendant, on es couvert de glaise comme jamais. Au début d’une remontée un trou dans un agrégat de blocs et de boue nous vole le courant d’air en sifflant, on s’arrête quelques instants, on écoutes… « y’a un bruit d’actif là ?!!! ». On repart gonflés à bloc sur quelques mètres jusqu’à
« -ouah étroiture sévère !!»
 - Quel genre ?
- la même qu’avant la cathédrale du méandre, sauf que ça tourne en plus »
Apres plusieurs minutes d’effort clément passe et va voir la suite… autre étroiture… mais juste derrière le bruit d’actif est vraiment clair !! On fait un peu le point : il y cet actif à portée mais on n’a pas de montre, pas de bouffe, pas de flotte… on pense au retour, à la touille qui nous attend dans le siphon et on décide que cette première est déjà pas si mal. Je passe l’étroiture pour arrêter la topo proprement et on fait demi-tour. 
Le retour est rapide, même trop. A cause des néo on doit se ménager des poses pour se refroidir, à la dernière au pied du pan incliné propre on remarque les énormes coups de gouges sur la paroi, preuve que cela à du circuler à un moment par ici. De retour au siphon, on remet le matériel comme on peut, de toutes façons il y a déjà une touille a couper au couteau et on n’a plus 1cm de combinaison propre. Je passe en premier le détendeur me file moitié d’air moitié d’eau, qui va se mélanger avec toute la glaise récoltée en faisant du lave-vitre sur le disto. Je change de détendeur, comme il était cotre la combine je re croque un bon millésime d’argile… et pas d’air ! Repasse sur le détendeur qui fuis et je m’arrache de là tant bien que mal, le kit trouve une cloche pour m’ancrer sur place… décidément ! Le bousin dégagé je file vers la sortie, finalement l’étroiture finale est plutôt un soulagement juste derrière c’est la surface, ouf ! Ça n’à durer que 2min mais c’était suffisant pour siffler la moitié de la bouteille. Clément arrive sans soucis et rigole quand je lui explique pourquoi je fais des bains de bouche avec l’eau du siphon ! On en a marre, on décide de ne pas se changer, on emballe le matériel, on part avec le plus gros il restera deux kits à sortir ensuite. Le retour est laborieux, sur la luge le kit ne bouge presque pas, on galère et surchauffe à pousser tout ça. Arriver à la st valentin clément pars comme une balle dehors, une envie trop pressante. Moi je regrette que la bouteille de flotte soit restée au siphon, je suis desséché !
La sortie se mérite, avec ce kit luge sur le deux, je m’allonge sur les rocher pour sucer l’eau qui vient de la Kensicher puis une bonne immersion dans la piscine en bas du ressaut pour le refroidissement. Finalement j’abandonne ce foutu kit-luge dans les parties basses de la galerie et ressort hagard, sur le chemin il y a Bruno qui s’inquiétait et clément dehors depuis 20min.
On fait les comptes… 204m de première avec un arrêt sur rien. C’était la première première de Clément, un beau coup !

Lundi 25 Mai : La Trouillette (FC1)

Participants : Bruno Moiret, Jérôme Rousselle, Pierre Valton
TPST : 1H30
Pierre : Bruno et Jérôme ont commencé par me montrer comment s'équiper. Nous sommes entrer vers 15h. dès notre arrivée a la salle de l'horloge, il m'ont appris a remonter sur cordes fixes et comment descendre avec un bloqueur. ensuite pendant que Jérôme ressortait un premier kit, nous sommes allés avec Bruno dans la galerie du chien (jusqu'au siphon) pour récupérer les 2 derniers kit laissés par les plongeurs.
Belle journée qui m'a permis de me familiariser avec le matériel, de découvrir le Trouillette et qui m'a fortement motivée a m'investir dans la spéléo! 
Au top donc et merci a mes profs!

Voir aussi :  La galerie du Chien, voie royale au réseau de la Biche ?



Un autre weekend de Pentecôte

(extrait du procès verbal de l'accident de Patrick Rouillon en 1981)


lundi 20 juillet 2015

La Trouillette, ça avance, ça avance...

Depuis quelques années, et après des décennies de sommeil, les explorations de l'exsurgence de la Trouillette ont repris.
Une petite poignée de passionnés sont en train de rajouter des mètres et des mètres de galeries inexplorées à une topographie en cours de réfection et de numérisation.
Une série de mesures piézométriques des différent siphons ont  et continuent d'occuper nos spéléologues.
Les plongées ont permis de franchir le "siphon principal" au bout de 800 mètres et d'explorer de nouvelles galeries.
De nouveau départs sont découverts.
200 mètres de galeries nouvelles ont été récemment  explorées non sans difficultés  promettant de belles aventures sous ce plateau dont le potentiel spéléologique est énorme.

Vous pouvez suivre les comptes-rendus d'explorations au jour le jour comme si vous y étiez , alors cliquez sur le lien ci-dessous:

Forêt de Champfromier, 113 ans d'exploration

Ce document est modifié et mis à jour régulièrement, n'hésitez pas d'y venir et revenir pour vous tenir au courant des explorations.