jeudi 8 octobre 2015

2015, année faste...

Par Jérôme Rousselle:



"Donc depuis le début d'année nous travaillons sur la galerie du mât et celle du chien. Pour rappel le chien part dans la St Valentin et lui est perpendiculaire, Le Mât est la plus volumineuse galerie de la grotte, elle part au plafond de la Salle de l'Horloge. 

© Galerie du Mat
  • Le Chien
Pendant le WE de la pentecôte, avec clément nous avons fait 207 m de première dans cette galerie. A l'origine le chien butait sur un siphon de quelques mètres qui avait été franchis par Michel mais la suite n'avait jamais explorée. 30 ans + tard on a donc trouvé une galerie de faibles dimension qui file quasiment plein nord. Cette explo n'est pas terminée, puisque nous nous sommes arrêtés à cause de la fatigue, cependant au fond il y a un bon courant d'air et un bruit d'actif vraiment proche. Cette galerie n'est accessible qu'en plongée pour le moment, mais un désiphonage permanent pourrais être mis en place si on a le courage de monter des tuyau derrière le siphon.
Pointe : Clément + Jérome;  Soutien : Pierre, Bruno, Christophe

© Progression dans la galerie du Chien avant le siphon

  • Le Mât
Pour rappel le fond du mat se présente avec une galerie libre à gauche qui donne sur un siphon au bout de 5m, pompé et passé en 2011 par Ludo et Christophe rejoignant les conduits, c'est la "galerie du déca". Et à droite, un autre siphon sujet des découvertes actuelles. A l'origine ce siphon avait été exploré jusqu'à 330m par -55m avec un arrêt sur remplissage de glaise et dans ce siphon Michel avait également découvert une galerie latérale avec plusieurs cloches hors d'eau.
A part les cloches à revoir, ce siphon était classé comme "fini", il a été replongé parce que les conditions y sont souvent meilleures qu'ailleurs. Et bien nous en a pris, puis qu’avec l'aide des éclairages actuel, Stéphane découvrait une nouvelle cloche hors d'eau, une deuxième galerie latérale, ainsi qu'un puit remontant quelques mètres avant le terminus connu.
La cloche a été explorée par clément, elle donne sur une galerie sèche à explorer.
Enfin ce samedi Stéphane à fini d'explorer la 2eme latérale, qui sort a l'air libre et le puits remontant de la branche principale, qui sort également à l'air libre au bout de 440 m et se poursuit en exondé de belles dimensions avec un petit actif.
Pointe : Stéphane + Clément;  Soutien : Pierre, Bruno, Jérôme.



© Siphon du Mat

En résumé il y a donc 4 galeries qui attendent d'être poursuivies,  2 nécessitent un bon niveau de plongée souterraine, une troisième passe en plongée "simple", la dernière pourrait être accessible en permanence si on se motive.

Pour la suite, le mât va demander une logistique un peu plus importante puisque Nico va rejoindre Stéphane pour faire la topo. Egalement, nous allons positionner le bout du siphon, à l'aide d'une balise de radiolocalisation, il va falloir que l'on se forme sur ce système. Evidemment nous allons poursuivre à explorer les autres parties, sans oublier les conduits qui attend toujours d'être replongés. 
© Conduite forcée menant au siphon des conduits
Pour ceux qui ne souhaitent pas aller sous terre, le développement inattendu du mât, ainsi que ses grandes dimensions sont une nouvelle source de questionnement qu'il faudra résoudre.  

Pour rappel ces explos sont ouvertes à tous, même sans savoir plonger on peut participer." 


Photographies,  © Thierry Tournier

lundi 14 septembre 2015

Weekend de Pentecôte 2015




Du coté de la Trouillette, les Weekends de Pentecôte se suivent 

mais ne se ressemblent pas...




Compte rendu des sorties du weekend de  Pentecôte 2015

(Clément Sage, Jérôme Rousselle,  Spéléo Club de Bellegarde sur Valserine)



Ça commence vendredi, pour une bonne sortie il faut une bonne préparation. Le tableau du club nous sert à lister tout ce que l’on a besoin, détailler le remplissage des kits pour mieux nous représenter l’organisation. Mine de rien alors qu’on pensait qu’il faudrait 6 kits de matos on se rend compte qu’avec 4 cela devrait suffire.

Samedi 23 Mai

TPST :  7h30
Participants : Clément, Christophe, Jérôme.
La place à tourner de la Trouillette ressemble à une expo matos du congrès, je ne savais pas qu’on pouvait mettre autant de choses dans ma voiture !! On prend bien 2H pour tout repartir et empacter correctement. La liste du matos est la suivante pour chacun:
-          1 bi 2L acier
-          2 détendeurs
-          2 masques
-          1 dévidoir
-          1 combine néoprène
-          1 sur combine spéléo
-          1 ordi de plongée + 1 boussole + sécateur + Kawetch
-          5 kg de plomb
-          1 casque de plongée
-          Piles de rechanges
Il faut encore rajouter en commun la bouffe, le matos de topo, on prend aussi 40m de cordes des sangles, la trousse à spit et une pharmacie.
On en repartie une grosse partie dans deux gros kits de 50L que l’on sangle l’un sur une luge, l’autre dans un bidon coupé en deux. Et un troisième kit plus petit pour la bouffe et la pharmacie, il est midi, nous voilà partis on dirait 2 tortues ninja avec nos kits carapaces sur le dos ! On amène tout çà jusqu’à la salle de l’horloge à l’aide de grand coups de pied cela avance relativement vite. On retourne ensuite à l’entrée pour attaquer la topo. J’explique les rudiments de principe à clément et le disto X² débite ses données que l’on note scrupuleusement. Les débuts ne sont pas trop évidents mais arrivés à la salle de l’horloge on commence à avoir pris un bon rythme. Clément positionne les stations et écris les mesures sur le carnet, moi je mesure tout ce qui me parait utile.
A l’horloge Christophe nous rejoins, il sort de convalescence mais on lui file quand même le kit « bidon » à amener jusqu’à l’entrée du chien. On prend les kits « luge » et « bouffe » restant et on continue notre topo dans la saint Valentin à l’avancée. Les diverticules sont laissés de côté pour le moment, on laisse des points de rattachement au marqueur bleu pour les séances suivantes. Cette fois on carbure, en moins d’une heure on a rejoint Christophe qui nous attend à l’entrée du chien. L’occasion de faire le transfert des mesures sur le téléphone on vérifie en direct que la topo corresponde, c’est beau le progrès !! On perd un peu de temps pour se passer les kits dans les voûtes mouillantes puis Christophe pars devant pendant qu’on reprend nos mesures en poussant le deuxième kit. Comme on est sur un rythme lent cela nous permet quelques observations, un détail sur la disposition des argiles attire notre attention. Le centre de la galerie est bien propre alors que les bords sont argileux, particulièrement observable a un ressaut descendant. Cela nous donne la conviction que le chien absorbe les eaux de la saint valentin avec le puit de gauche fonctionnant en perte. Les mesures continuent la poussée de kit aussi, dans les mares de boues sur les rampings de cailloux… 10m avant le siphon on pose le matériel dans un endroit un peu plus large que d’habitude. Christophe n’a pas l’intention de s’éterniser il a pris un peu froid on fini de topographier les derniers mètres et observer le siphon. On ressort à mach 12, et se retrouve au parking. Ça sera une de nos plus longue sortie ici, on totalise plus de 400m de galeries topographiées, il ne reste plus qu’a se reposer pour demain.



Dimanche 24 Mai
TPST : 11H,
Participants : Clément, Jérôme.
De nouveau on ré étale tout le matériel dehors pour être sûr de tout prendre, il reste 2 bouteilles, les plombs, le matos d'explo et toujours notre bouffe et pharmacie, cela fait 1 kits chacun bien chargé. Avant de partir lulu nous a rejoint, on discute un peu et on rentre dans le trou à midi. On s’économise au mieux pour se passer les kits dans le chien, et on arrive sur la place pour se changer. Cela fait 3 m² a peut prés, 1,50m de plafond au plus haut, il va falloir enfiler nos combinaisons et régler tout le matériel. On tache de ne pas nous salir pour garder le siphon propre, cela nous prend 1h. Peine perdue pour la propreté, avec le ruissellement l’entrée est déjà chocolat. Clément pars en premier, il reste le fil de Michel mais il est très lâche, on pose donc un autre fil. C’est une mise en œuvre immédiate du stage de la semaine dernière, merci lulu ! Moi je galère pour la mise en eau, le kit persiste à flotter, ma combinaison aussi et il y a un passage bas d’entrée. Clément s’inquiète un peu et viens voir ce qui se passe. Finalement ça passe, c’est court c’est moche on a une visibilité de 20cm le kit qui pars au plafond dans une main, le fil dans l’autre qu’il ne faut pas lâcher. Une fois derrière clément m’explique que c’était clair quand lui es passé !!! Pas le temps de trop râler, devant nous le conduit remonte en se pinçant un peu, c’est pour lui qu’on est là. On pose tout le matos de plongée et on reprend notre topo en avançant dans l’inconnu cette fois. Il y a quelques concrétions en calcite, preuve qu’il y a eu un moment de sécheresse dans la vie du trou. Bon avec 1 pauvre colonne de 30cm et 3 bitoniaux de calcite on ne concurrencera pas Orgnac tout de suite.
Bref après le siphon la galerie remonte donc, sur une dizaine de mètre, suivi d’une partie relativement plane, le tout à 4 pattes au mieux ça reste le chien. Rapidement le casque avec toutes les lampes de plongée devient insupportable, j’abandonne une partie des lampes. La progression se fait au rythme des visées. On a oublié le stylo pour marquer les points mais la galerie étant entièrement recouverte de glaise type « galerie noyée longtemps » on fera des croix dedans. Au bout d’une 40aine de mètre la galerie plonge, un pan incliné à 45° bien lisse et sans glaise cette fois sur 8 -9m de haut.  En bas nous retrouvons un lit de sables, graviers et argiles caractéristique des diverticules du mât. Clément qui es devant m’annonce une visée confortable, en effet je mesure à plat ventre sur ce lit de sable ça permet de souffler un peu, la progression en ramping avec combine de plongée n’étant pas des plus simple. La galerie reste horizontale sur ce fond en graviers. Clément m’annonce qu’on approche les 100m de première avec un azimut à 80, on fonce vers le Crêt de Chalam !! Rapidement l’euphorie retombe, clément m’annonce qu’il y a un gros bloc en travers, ça passe par-dessous mais surtout juste derrière ça parait être la fin. En effet il faut passer sous un rocher de 500kg en travers, pas très rassurant et après ça pince avec de nouveau de la glaise partout. Finalement on trouve la parade par le haut, le même type pan incliné qu’a la descente nous fait remonter de 10m. C’est délicat il faut de pousser avec le plafond c’est le seul endroit sans glaises. Arriver au sommet on est debout, c’est la joie ! Ça continue et en plus on est debout pour la première fois !! Bon ça ne durera que quelques mètres pour repasser a 4 pates puis en ramping mais on y prête pas vraiment attention. On discute à coup d’azimut, pente, distance, clément note et commente «après ça monte, ça continue encore sur 10m minimum ». Toujours plus ou moins à quatre pattes la galerie fait des yoyos ce n’est pas confortable mais on avance dans la joie. Au bout d’un moment clément qui n’arrive pas trop à se réchauffer nous fais réaliser qu’il y a un courant d’air aspirant de plus en plus marquer. Au milieu d’une phase montante c’est le drame.
« - étroiture, ça passe pas !! 
- Rah non t’es sur ? 
- Attend y’a une lame qui bouge…..  ouai c’est bon ca passe !!  par contre toi tu va en chier ! »
Effectivement une sale étroiture montante entre des blocs, je ne passe pas. En attendant clément fais la compta «  la partie connue du chien faisait combien ? » je compte tant bien que mal entre deux jurons « 165m  - 170 ! cool on l’a dépassé, vas y on essaye d’aller jusqu’à 200 ! » Je ressors, pose tout le matos et passe ! En route pour les 200m ! La progression est de plus chaotique, ca alterne entre couché, vrillé, coincé, montant descendant, on es couvert de glaise comme jamais. Au début d’une remontée un trou dans un agrégat de blocs et de boue nous vole le courant d’air en sifflant, on s’arrête quelques instants, on écoutes… « y’a un bruit d’actif là ?!!! ». On repart gonflés à bloc sur quelques mètres jusqu’à
« -ouah étroiture sévère !!»
 - Quel genre ?
- la même qu’avant la cathédrale du méandre, sauf que ça tourne en plus »
Apres plusieurs minutes d’effort clément passe et va voir la suite… autre étroiture… mais juste derrière le bruit d’actif est vraiment clair !! On fait un peu le point : il y cet actif à portée mais on n’a pas de montre, pas de bouffe, pas de flotte… on pense au retour, à la touille qui nous attend dans le siphon et on décide que cette première est déjà pas si mal. Je passe l’étroiture pour arrêter la topo proprement et on fait demi-tour. 
Le retour est rapide, même trop. A cause des néo on doit se ménager des poses pour se refroidir, à la dernière au pied du pan incliné propre on remarque les énormes coups de gouges sur la paroi, preuve que cela à du circuler à un moment par ici. De retour au siphon, on remet le matériel comme on peut, de toutes façons il y a déjà une touille a couper au couteau et on n’a plus 1cm de combinaison propre. Je passe en premier le détendeur me file moitié d’air moitié d’eau, qui va se mélanger avec toute la glaise récoltée en faisant du lave-vitre sur le disto. Je change de détendeur, comme il était cotre la combine je re croque un bon millésime d’argile… et pas d’air ! Repasse sur le détendeur qui fuis et je m’arrache de là tant bien que mal, le kit trouve une cloche pour m’ancrer sur place… décidément ! Le bousin dégagé je file vers la sortie, finalement l’étroiture finale est plutôt un soulagement juste derrière c’est la surface, ouf ! Ça n’à durer que 2min mais c’était suffisant pour siffler la moitié de la bouteille. Clément arrive sans soucis et rigole quand je lui explique pourquoi je fais des bains de bouche avec l’eau du siphon ! On en a marre, on décide de ne pas se changer, on emballe le matériel, on part avec le plus gros il restera deux kits à sortir ensuite. Le retour est laborieux, sur la luge le kit ne bouge presque pas, on galère et surchauffe à pousser tout ça. Arriver à la st valentin clément pars comme une balle dehors, une envie trop pressante. Moi je regrette que la bouteille de flotte soit restée au siphon, je suis desséché !
La sortie se mérite, avec ce kit luge sur le deux, je m’allonge sur les rocher pour sucer l’eau qui vient de la Kensicher puis une bonne immersion dans la piscine en bas du ressaut pour le refroidissement. Finalement j’abandonne ce foutu kit-luge dans les parties basses de la galerie et ressort hagard, sur le chemin il y a Bruno qui s’inquiétait et clément dehors depuis 20min.
On fait les comptes… 204m de première avec un arrêt sur rien. C’était la première première de Clément, un beau coup !

Lundi 25 Mai : La Trouillette (FC1)

Participants : Bruno Moiret, Jérôme Rousselle, Pierre Valton
TPST : 1H30
Pierre : Bruno et Jérôme ont commencé par me montrer comment s'équiper. Nous sommes entrer vers 15h. dès notre arrivée a la salle de l'horloge, il m'ont appris a remonter sur cordes fixes et comment descendre avec un bloqueur. ensuite pendant que Jérôme ressortait un premier kit, nous sommes allés avec Bruno dans la galerie du chien (jusqu'au siphon) pour récupérer les 2 derniers kit laissés par les plongeurs.
Belle journée qui m'a permis de me familiariser avec le matériel, de découvrir le Trouillette et qui m'a fortement motivée a m'investir dans la spéléo! 
Au top donc et merci a mes profs!

Voir aussi :  La galerie du Chien, voie royale au réseau de la Biche ?



Un autre weekend de Pentecôte

(extrait du procès verbal de l'accident de Patrick Rouillon en 1981)


lundi 20 juillet 2015

La Trouillette, ça avance, ça avance...

Depuis quelques années, et après des décennies de sommeil, les explorations de l'exsurgence de la Trouillette ont repris.
Une petite poignée de passionnés sont en train de rajouter des mètres et des mètres de galeries inexplorées à une topographie en cours de réfection et de numérisation.
Une série de mesures piézométriques des différent siphons ont  et continuent d'occuper nos spéléologues.
Les plongées ont permis de franchir le "siphon principal" au bout de 800 mètres et d'explorer de nouvelles galeries.
De nouveau départs sont découverts.
200 mètres de galeries nouvelles ont été récemment  explorées non sans difficultés  promettant de belles aventures sous ce plateau dont le potentiel spéléologique est énorme.

Vous pouvez suivre les comptes-rendus d'explorations au jour le jour comme si vous y étiez , alors cliquez sur le lien ci-dessous:

Forêt de Champfromier, 113 ans d'exploration

Ce document est modifié et mis à jour régulièrement, n'hésitez pas d'y venir et revenir pour vous tenir au courant des explorations.

jeudi 11 juin 2015

Le lynx d'Orvaz par Bertrand Valton



Merci à notre ami Bertrand Valton du Spéléo club de Bellegarde sur Valserine.
qui  a réussi à filmer  et nous autorise à diffuser sa vidéo d'un Lynx lynx carpathicus 
sur les roches d'Orvaz le 30 juin 2015.


mercredi 10 juin 2015

Réflexions sur les altitudes des siphons de la Trouillette.

"Maintenant que l’on commence à avoir des altitudes (relatives) on peut travailler un peu.
L’entrée sup est pour le moment définie à 854.00 (sur carte IGN), le somment des ressauts de la St Valentin est lui à 858.3m, c’est le point le plus haut de tout le réseau à ce jour… puisque l’on a vu ce ressaut sous 1m d’eau les vieilles histoires de résurgence par l’entrée sup pourraient avoir un fondement. Sinon la topo est a contrôler mais le siphon de la Saint Valentin se situerait vers la cote 819 soit ±39m de dénivelée avec le point haut, on a pas encore mesurer le S1 mais on peut déjà estimé qu’il se situerait plutôt aux alentours de ±826 ce qui fait ±7m plus haut que le Siphon de la Saint Valentin. Cela vient confirmer que ce réseau est relativement indépendant des autres.  

Prenons maintenant le chien, point de départ à la cote 849.00, le siphon se trouve lui à 845.10 avec le point haut de la galerie à 854.40. La galerie à gauche avec le puit vers le petit siphon part à 853.20. Si le chien fonctionne en perte, comme on le pense, on devrait donc trouver un palier sur les logs à +34m du siphon de la saint valentin. La bonne nouvelle vient du report de notre explo post siphon, puisqu'il apparaît que finalement ce siphon est pompable en gravitaire : nous avons le point bas de la galerie 50m plus loin à la cote 837. On peut espérer mettre en place un col de cygne permanent la bas, le fond semblant être en lien avec le sommet des diverticules du chien puisque c’est le premier endroit où l’on rencontre les sables caractéristiques de ces galeries. Une topo merdique est à prévoir pour éclaircir cette idée. Pour en finir le point le plus éloigné de la galerie ce situe à la cote 847, c’est-à-dire que lorsque la Saint Valentin est en crue elle noie aussi entièrement ces parties ( !).

Concernant le Mât pour le moment il n’y a pas grand-chose à dire, si ce n’est que l’altitude du siphon est à : 826.50 ce qui correspondrait au S1. On n’a pas encore levé les conduits, on va voir s’il a bien la même altitude que le mât et le S1.
Bref affaire à suivre ! "


@+ Jérôme

mercredi 3 juin 2015

La galerie du Chien, voie royale au réseau de la Biche ?

De nouvelles galeries post siphon viennent d'être explorées à la Trouillette.
200 mètres ont été parcourus et topographiés derrière le siphon du Chien. Les perspectives semblent prometteuses, et la direction que prennent ces galeries sont inédites, car pour une fois les galeries nous mènent  sur le flanc est du synclinal et nous éloigne donc enfin de la zone noyée. Les perspectives peuvent être grandioses quand on sait que les études hydrogéologiques menées il y a quelques années supposent un potentiel d'au moins 70 km de galeries hypogées.

Les Spéléos Bellegardiens, n'ont pas fini de nous faire rêver...



Petit retour en arrière: 


Compte rendu du 15 octobre 1977 par Michel Neyroud relatant la première exploration post voûte mouillante de la galerie du Chien.

croquis d'exploration 1878, Michel Neyroud



Michel Neyroud écrit en 1977:
"Participants: Charlie Ruggeri, Michel Neyroud.
But: Voir explo dans la galerie du Chien. 
Vidange 1ère voûte mouillante avec un seau.
Explo de l'embranchement de droite qui recoupe une galerie: amont , passage bas infranchissable (désob possible), aval, boyeau étroit, arrêt sur voûte mouillante assez large, courant d'air soufflant par une fissure.
Explod'un départ peu avant la 2ème voûte mouillante étroit et remontant, fait environs 15m, arrêt sur rien.
Descente du puit (environs 4 à 5m) juste après première voûte mouillante, 2 ressauts, galerie, voûte mouillante.
Puis galerie du tobogan jusqu'à la trémie, désobstruction envisageable."

Le siphon du chien sera plongé pour la première fois un an plus tard par Michel Neyroud le 14 octobre 1978, sans parcourir la galerie exondée qui lui fait suite. Il aura fallut attendre 36 ans pour que Jérôme Rousselle et Clément Sage le refranchissent et explorent de nouvelles galeries...

(à suivre...)

Galerie du Chien

dimanche 1 mars 2015

Convention d'accès à la Trouillette et ses environs

Les explos et visites à la Trouillette sont maintenant soumises à conditions.
Merci de lire et de respecter la convention d'accès à la Trouillette et à ses environs.
La principale restriction sera de déclarer chaque sorties à vocation spéléologiques à la mairie de Champfromier au minimum 3 jours à l'avance.

lundi 22 septembre 2014

Explo de Stéphane en solo au Mât

Une nouvelle aventure commence, le siphon plongé la dernière fois par Stéphane semble vouloir continué avec une direction prometteuse vers l'Ouest, c'est à dire réseau des Conduits ou méandre des Avalanches, Voici son compte- rendu

Stéphane:
"La vasque du Mât est limpide, le niveau semble étrangement un peu plus haut que la fois passée, ...je me réjouis d'enfin découvrir la galerie principale !
Une fois la zone de mise à l'eau franchie il y a une halocline sous laquelle l'eau demeure chargée, un peu plus d'un mètre de visibilité : énorme déception ! Y'a-t-il quand même eu une grosse averse sur le plateau ? Découvrir la galerie principale dans ces conditions, au vu de ce que je devrais remplacer comme matos, ne servirait à rien.
La galerie annexe, même limonade. J'hésite puis m'y engage. Il y a effectivement plus d'eau : au ressaut entre les cloches, un filet coule depuis le Mât. Il y aura des aménagements à faire la prochaine fois pour me tracter et hisser le matos car j'ai désormais des 7 l. avec moi. Je laisse la corde d'assurage et celle pour la descente du matos à demeure en haut du puits.
Parvenu au fond du puits, je ne distingue même pas le passage dans l'étroiture...avant d'y être. Je m'applique pour la pose afin que le fil tienne dans la durée. Il y a d'autres puits en faille d'environ un mètre de large pour deux à trois de long en alternance avec des portions horizontales; la direction générale est plein ouest. A 55 m. de fil installé, mes blocs me permettent encore une plongée sans rien devoir ressortir ou ramener. C'est décidé : je ressors car je perds trop de temps à bien repérer le passage pour installer le fil dans ces conditions.
Je finis par jeter un œil à la galerie principale pour être sûr mais c'est peine perdue. Je suspends tout le matos et ressors un peu frustré...mais c'est le jeu !

Plongée : 26 m. 35' 
TPST : 5h30"

jeudi 18 septembre 2014

Archives en ligne


Pour rappel, un bon nombre d'archives du SCMJCB sont en ligne.
D'autres le seront certainement prochainement ( forêt de Champfromier 114 ans d'explorations, Exsurgence de la Trouillette: analyses des sondes. cahier des compte.rendus des années prédédent la publication du Spéléo MJC Info)

http://issuu.com/toune/docs

http://jura-thai-discover.blog4ever.com/speleo-mjc-info

mercredi 27 août 2014

Explo de Stéphane à la galerie du Mât

Cliquez sur le lien ci dessous pour lire le compte-rendu de Stéphane de sa dernière explo dans les siphons de la galerie du Mât.
CR Stéphane

Ces siphons avaient été explorés pour la première fois en 1978 par Michel Neyroud.
CR Michel Neyroud 1978

Depuis, Stéphane est le seul à y être retourner et à explorer un nouveau siphon situé entre deux siphons et à la base d'un ressaut de quelques mètres..


Croquis d'explo par Michel Neyroud 1978


mardi 26 août 2014

Post siphon du Mât latéral

 Explo de Stéphane dans les siphons latéraux 

de la Galerie du Mât


Clément et moi sommes allés au Mât hier. Parvenus au siphon, j'ai flippé car mon bidon étanche avec mes détendeurs avait disparu. En fait, il avait été poussé jusque dans la petite galerie perpendiculaire mais il n'y a pas de casse. Clément m'a donné un précieux coup de main pour me préparer. J'ai oublié mes gants à la maison et j'avais déjà un peu froid avec mes chaussons 2 mm dans les bottes mais bon, départ. Clément a ensuite été effectuer une série de photos vers les ressauts du début de la galerie (...).

J'ai été revoir la vasque en bas du petit puits, accessible par une des cloches de la petite galerie perpendiculaire à la principale. Après équipement avec une corde et descente du matos par cette dernière, j'ai utilisé le descendeur pour rejoindre la vasque et suis parti avec deux blocs de 2 l. fixés au baudrier.
Le puits exondé d'environ 4-5 m, alimenté par la petite cascade qu'avait entendu Michel, se poursuit dans les mêmes proportions sous l'eau jusqu'à 5 m. de profondeur. Fait suite un départ, en gros en direction de la galerie perpendiculaire (je n'avais pas de boussole car l'attache a lâché auparavant) par un passage haut de 40-50 cm. Juste derrière, ça redescend en un autre puits, ainsi de suite entre petite portion horizontale et verticale.
Ayant parcouru une petite distance, je me suis arrêté à plus de 16 m. de profondeur. La galerie, assez régulière, fait dans les 1-1,5 m. de diamètre et elle est très propre. Bien plombé car ne m'attendant pas à cette profondeur, sans moyen de flottabilité, ça devenait difficile, surtout qu'il me fallait rembobiner le fil pour en mettre la prochaine fois du plus gros et du métré !





dimanche 3 août 2014

En souvenir de Bebert

Stéphane film la perquisition en règle chez Ursula.
Bebert menace Ursula de terribles tortures si elle ne nous paye pas le café et surtout ne nous montre pas ses archives concernant la forêt de Chamfromier.

lundi 28 juillet 2014

Fête de la Science 2013

Vu l'activité spéléologique déprimante du coté de Champfromier ce premier semestre 2014, du en grande partie à une météo désastreuse. Je met en ligne cet article parut dans la presse locale et qui était passé entre les mailles du filet.
Tout cela pour rappeler qu'il y a encore pas mal de projet dans les cartons, et que l'hiver est bientôt là.




mercredi 9 juillet 2014

Une brochette de dinosaures

De gauche à droite:
Marc Beltrami, Michel Neyroud, Ptrick Bienfait, Jean Hudry, Bertrand Valton,Jean-Jacques Humbert, Thierry Tournier.

samedi 21 juin 2014

Vue satellite haute résolution du plateau de Champfromier

Pour avoir une vision globale haute résolution du plateau de Chamfromier et ses principales cavtés:

Le fichier est  téléchargeable:  cliquez ici  attention! il fait 132 Mo

Le cheminement principal des quatre cavités majeur et représenté en rouge.
Les principaux gouffres ou Tombarets en jaune.

Malgré l'évidence des relations entre tous ces points, aucunes jonction n'a pu aboutir à ce jour.

  1. Nous savons par exemple que le système Roche Fauconnière-Bief Blanc est en relation direct avec le petit Tombaret ou Tombaret de la Maison Forestière ainsi que le gouffre de Combe Froide.
  2. Le Tombaret de la Biche fait parti du reseau Meandre des Avalanche-Trouillette.
  3. La relation du Tombaret de Buclaloup avec un réseau connu reste à définir, bien qu'il soit évident qu'il fasse partit du réseau de Fontaine Froide ou du Bief Blanc..







mardi 10 juin 2014

Quelques arguments expliquant les circulations d'eau à travers le plateau et le bénéfice que peut en tirer la commune .


Texte de Patrick Bienfait

Par rapport à la convention, je crois que l'on peut argumenter au Maire de Champfromier les éléments cidessous.
D’une manière générale, tous les éléments de surface transitent facilement à travers le karst sans qu’il y ait de filtration comme ce peut être le cas à travers des terrains granulaires. Aussi les eaux karstiques sont souvent de médiocre qualité.
Comparé à tout ce qui rentre dans le karst à travers les 10km² de la surface du plateau, que ce soit d’origine naturelle (végétal, animal, …) ou suite à la fréquentation humaine (promeneurs, skieurs, bucheronnage,…),  les spéléos restent fort peu nombreux et n’apportent que très peu d’éléments extérieurs (adhérents aux bottes et habits). Dans la grotte, le fait de marcher dans des galeries ou de plonger en siphon ne fait que déplacer ponctuellement ou remettre en suspension dans l’eau des matières minérales, argile ou varves,  déjà présentes initialement dans la grotte. Les quelles matières minérales sont neutres par rapport à la qualité de l’eau. Enfin, conscients de la situation et responsables écologiquement, les spéléos ressortent systématiquement les quelques éléments potentiellement polluants.
je crois que l'on peut dire également que la source draine les eaux profondes de l'aquifère alors que les spéléos restent dans les eaux de surface qui sont périodiquement purgées par les crues. Et que les eaux de source captée ont circulé lentement à travers les fissures étroites des niveaux calcaires et les interbancs marneux générateurs d'éléments fins, ces eaux là sont les seules à avoir eu un semblant de filtration.
ci-dessous un texte donnant une définition rapide de l'aquifère et l'identification des eaux profondes par rapport aux eaux de l'exsurgence.


 GROTTE-EXSURGENCE DE LA TROUILLETTE

Sous le plateau de Champfromier, se développe un important système karstique dans les calcaires du jurassique supérieur. L’axe majeur de ce système est le synclinal de l’Auger-Les Abrans, orienté Nord-Sud. Il constitue une large gouttière calcaire à flancs marneux dont l’axe se relève à ses extrémités Nord et Sud, forme idéale pour recueillir et stocker l’eau. En dessous, la puissante série marneuse de l’Oxfordien est étanche et constitue le mur quasi imperméable de l’aquifère.
Ces calcaires sont fissurés en grand et drainés par un réseau de galeries. Lors de précipitations importantes ou fonte de neige, le transit de l’eau y est très rapide.



La grotte-exsurgence de la Trouillette est située au voisinage de la cote 805m, sur le flanc sud du plateau de Champfromier. L’exsurgence ne coule pas la majeurs partie de l’année mais elle passe très rapidement de zéro à des crues impressionnantes de 2 ou 3m3/s. La grotte constitue un exutoire de crue qui ne fonctionne qu’en trop plein suite à des pluies importantes ou fonte de neige.
La source captée est situé nettement plus bas, à 760m environ. Elle draine les eaux  profondes de la nappe karstique du synclinal de l’Auger-le Abrans. La source captée est située dans la série des « calcaires lités » de l’Oxfordien supérieur, série formée d’une alternance de petits bancs calcaires et de marnes, transition progressive entre les calcaires du Jurassique supérieur et les marnes de l’Oxfordien. L’eau s’écoule probablement à travers un réseau de fissures étroites affectant les niveaux calcaires, elle doit également traverser les intercalations marneuses. Cet ensemble calibre le débit. La source captée est ainsi caractérisée par des débits faibles mais réguliers.

Les mesures réalisées en 1985/1986 ont distingué
-          La résurgence ou Grotte de la Trouillette, altitude 805m, et les griffons répartis sur un centaine de mètre en aval,
-          La source captée, altitude 760m
TROUILLETTE
Résurgence et Griffons

PH
TH
TAC
Mg2+
Moyenne
 X̅
6,6
8,3
123,3

114,8
1,87
Écart type
σ
0,7
0,08
10,8

10,3
0,48
Nombre
n
38
30
33

31
29
extrêmes
entre
5,5 à 8
8,1 à 8,4
98  à 142

94  à 136
1,1  à 2,9

SOURCE CAPTEE

PH
TH
TAC
Mg2+
Moyenne
 X̅
6,8
8,0
127,9

118,6
2,2
Écart type
σ
0,28
0.11
9.4

8.4
0.4
Nombre
n
51
35
40

3.9
37
extrêmes

6,6  à 7,5
7,9 à 8,15
108  à 146

104  à 140
1,7 à 3,2


La source étant située environ 40m plus bas que la surface libre de la nappe karstique dans la grotte, il est logique qu’elle draine des eaux profondes de l’aquifère. Cela se retrouve aussi dans les caractéristiques des eaux mesurée sur l’année 1985/1986 :
-          Les eaux de la source présentent une température moyenne de 6,8°c ± 0,28 avec  une faible amplitude de variation des extrêmes (0,9°c entre 6,6 et 7,5); Alors que les eaux de l’exsurgence présentent une variation de température nettement plus importante (2,5°c  entre 5,5 et 8) lié au transit rapide de l’eau.

-          Les eaux de la source sont légèrement plus minéralisées que les eaux de l’exsurgence, car séjournant plus longtemps dans l’aquifère.



      Remarques:

Lulu argumente aussi sur 2 points
·         Les travaux du club ont apporte gratuitement a la commune une somme de connaissance importantes sur l aquifère. Les sorties actuelles contribuent a augmenter ces connaissances /plongées, mesures qualité eau, sondes a enregistrement permanant, …/ et ce toujours gratuitement
·         La speleo est tellement spécifique que tous les spéléos sont assures et vont sous terre sous leur propre responsabilité.

On peut même rajouter verbalement que les ressources en eau de l aquifère sont très importantes et pourraient être exploitées. Si la commune faisait des essais de pompage importants, on serait prêt a les suivre,